« The Feed », la série qui imagine un monde avec Facebook implanté dans le cerveau

RESEAU La série d’anticipation de Starz Play « The Feed » diffusée ce jeudi, imagine un monde où nous serions connectés à un réseau mondial grâce à un implant neuronal

Anne Demoulin
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Guy Burnet campe Tom  Hatfield dans «The Feed».
Guy Burnet campe Tom Hatfield dans «The Feed». — Stuart Wood/Studio Lambert Associates 2019/Starz Play
  • The Feed est une nouvelle série d’anticipation diffusée dès ce jeudi sur la plateforme Starz Play.
  • On y suit Lawrence Hatfield (David Thewlis), génie scientifique mégalomane, qui a bâti un empire autour d’une technologie baptisée « The Feed » («Le flux »).
  • Cette technologie est directement implantée dans le corps humain.

Imaginez un monde, pas si lointain, où chaque humain aurait Facebook  directement implanté dans le cerveau. Dans The Feed, série d’anticipation diffusée dès ce jeudi sur la plateforme Starz Play, Lawrence Hatfield (David Thewlis), génie scientifique mégalomane, a bâti un empire autour d’une technologie baptisée « The Feed » («Le flux »). Elle permet d’accéder à un réseau d’information, de partager à la vitesse d’une connexion synaptique souvenirs, émotions et interactions, et de projeter sur son environnement de la réalité augmentée. Inspiré du livre de Nick Clark Windo et créée par Channing Powell (The Walking Dead), The Feed questionne notre société, accro aux smartphones et aux réseaux sociaux. Explications.

«  Black Mirror  est la référence évidente. Mais, je pense aussi à Succession, parce qu’il s’agit aussi d’un drame familial », souligne Guy Burnet (Counterpart), qui campe Tom, un des deux fils de l’inventeur. Le succès de The Feed a fait de Lawrence Hatfield une sorte d’Elon Musk qui n’a de cesse, avec son épouse Meredith (Michelle Fairley, Catherine Stark dans Game of Thrones) et leur autre fils, Ben (Jeremy Neumark Jones) de développer son empire.

Seuls Tom et sa belle-fille, Kate (Nina Toussaint-White) semblent dubitatifs. « Le public découvre le monde de The Feed à travers ses yeux. Il est le premier personnage avec lequel on expérimente cette technologie. Tom fait partie de la famille qui a créé cette technologie, mais il s’est désolidarisé de la philosophie de cette invention », raconte Guy Burnet.

« Ce n’est pas de la SF ou de la fantaisie »

« Ce qui se passe dans The Feed pourrait arriver bientôt. La différence, c’est qu’au lieu de regarder vers nos écrans de smartphones, dans The Feed, la technologie est accessible via un implant », prévient Guy Burnet. « Ce n’est pas de la SF ou de la fantasy. Avec Neuralink , Elon Musk développe des implants cérébraux d’interfaces neuronales directes. En Suède, des gens se sont fait mettre une puce dans la main qui permet d’ouvrir leur maison ou leur voiture ! », s’inquiète encore l’acteur.

L’apparition soudaine d’un virus dans le système va conduire certains utilisateurs de The Feed à se mutiler ou à tuer d’autres personnes. Tom, psychologue, « va alors renouer avec sa famille » et essayer de comprendre ce qui se passe dans ces cerveaux corrompus. Il va aussi tout mettre en œuvre pour protéger sa femme et leur nouveau-né de la création tordue de son père. « Personnellement, je me sens proche de Tom, parce qu’il prend ses distances et essaye d’analyser le sens de cette société où est née cette technologie », confie le Britannique. En poussant le curseur d’un cran, The Feed scrute nos existences, esclaves des « likes » et autres « followers ». « En regardant la série, les téléspectateurs vont s’interroger sur leur rapport aux nouvelles technologies », espère Guy Burnet. Datas or not datas, this is the question ?