« La dernière vague », une série « high concept » à la française

FANTASTIQUE France 2 renoue avec le fantastique avec la minisérie « La dernière vague », diffusée ce lundi à 21h10

Anne Demoulin

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Marie Dompnier et Théo Christine campent des surfeurs dans «La dernière vague» sur France 2.
Marie Dompnier et Théo Christine campent des surfeurs dans «La dernière vague» sur France 2. — Christophe BRACHET/KWAI/FTV
  • France 2 renoue avec le fantastique avec La dernière vague, diffusée ce lundi à 21h10.
  • Cette minisérie inédite en six épisodes de 52 minutes mêle écologie, phénomènes inexpliqués et drame familial.
  • Tout commence lorsqu’une vague venant d’un mystérieux et gigantesque nuage posté au-dessus de la mer, un arcus, emporte les huit participants d’une compétition de surf à Brizan…

Une œuvre qui mêle fantastique au dérèglement climatique. Après Zone Blanche, France 2 renoue avec le genre avec La dernière vague, une minisérie inédite en six épisodes de 52 minutes, diffusée ce lundi à 21h10. Cette création de Raphaëlle Roudaut et Alexis Le Sec mélange phénomènes expliqués, drame familial et écologie. Bref, La dernière vague est une série « high concept » à la française. Explications.

« On est dans une série fantastique, à la croisée des genres, c’est compliqué de la cloisonner, on est dans du fantastique et dans de l’intime », résume Raphaëlle Roudaut lors d’une table ronde au festival Séries Mania. Tout commence lors d’une compétition de surf à Brizan, une paisible station balnéaire des Landes. Une vague venant d’un mystérieux et gigantesque nuage posté au-dessus de la mer, un arcus (nuage bas ayant la forme d’un rouleau), emporte les huit participants. Plusieurs heures plus tard, les surfeurs réapparaissent, apparemment indemnes, comme par magie.

« Une série high concept qui débute par un événement surnaturel incroyable »

« S’il fallait vraiment mettre une étiquette, je dirais que c’est une série high concept qui débute par un événement surnaturel incroyable, un point de départ complètement dingue et la question est de savoir comment nos personnages vont réagir à ça, vivre avec ça, comment ça va les faire changer, évoluer », explique le réalisateur Rodolphe Tissot.

Les surfeurs partagent désormais d’étranges rêves et ont tous acquis de surprenants pouvoirs comme le don de guérison, une capacité inhumaine d’apnée ou la faculté de mener une grossesse accélérée. Ces événements étranges vont bouleverser la vie intime des protagonistes, et en particulier la famille formée par David Kammenos (Falco), Marie Dompnier (Les Témoins) et Capucine Valmary, au bord de l’implosion.

« Jouer du quotidien à l’intérieur de cette étrangeté »

« Mon personnage, Léna, fait partie d’une famille complètement détruite par un drame horrible et ce que je trouve intéressant, c’est qu’avec David Kammenos, on joue une reconstruction. Avec ce nuage, ils vont se reconnecter avec leur fille », résume Marie Dompnier. « Ce nuage va leur permettre de repartir sur des bases vraies, renchérit David Kammenos. J’ai abordé cette histoire comme un conte, l’idée était de jouer du quotidien à l’intérieur de cette étrangeté. »

De leur côté, les habitants de Brizan s’interrogent : ces phénomènes étranges sont-ils le symptôme du dérèglement climatique ou de la révolte de la nature ? Les surfeurs sont-ils les messagers de l’apocalypse ? « J’ai l’impression qu’on a réussi ce bon dosage entre donner les explications qu’il faut pour que le spectateur ne se sente pas flouer et en même temps, ne pas passer notre temps à expliquer les choses parce que c’est avant tout une série sur des personnages », conclut Rodolphe Tissot.