Festival de la Fiction TV de la Rochelle: « Mytho », « Stalk », « Une belle histoire »… Cinq séries inédites à ne pas manquer

COUP DE COEUR Alors que le Festival de la Fiction TV de La Rochelle ferme ses portes ce dimanche, « 20 Minutes » vous livre sa sélection de séries françaises inédites à ne pas manquer lors de leur diffusion

Anne Demoulin

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La bande d'amis de «Une belle histoire», prochainement sur France 2.
La bande d'amis de «Une belle histoire», prochainement sur France 2. — TETRA MEDIA FICTION/MONOGO/ FRANCE TÉLÉVISIONS

La 21e édition du Festival de la Fiction TV de la Rochelle a fermé ses portes ce dimanche. Les festivaliers ont pu découvrir en avant-première le meilleur de la fiction française, soit quelque 30 séries et téléfilms français inédits, dont les deux très attendues fictions autour de l’affaire  Dupont de Ligonnès, l’unitaire de TF1 La part du soupçon, porté par Kad Merad et Un homme ordinaire, la série de M6 portée par Arnaud Ducret. Dans cette vaste sélection, 20 Minutes a repéré cinq séries françaises inédites qu’il ne faudra pas manquer lors de leur diffusion.

« Mytho », les 10 et 17 octobre sur Arte

Mytho a fait ses débuts en fanfare en mars à Séries Mania en remportant deux prix, celui du public et de la meilleure actrice. Présentée hors compétition à La Rochelle, Mytho est un imprévisible, subversif et irrésistible portrait de famille porté par la lumineuse Marina Hands et le lunaire Mathieu Demy. Créée par la romancière Anne Berest et Fabrice Gobert (Les Revenants), Mytho est une pure merveille, un bijou d’écriture sublimé par une mise en scène inventive et une interprétation pleine de justesse. On ne peut que se réjouir qu’Arte ait profité du festival pour annoncer qu’une saison 2 était d’ores et déjà en préparation.

« Laetitia », prochainement sur France 3

« Je me suis dit que raconter la vie d’une fille du peuple massacrée à l’âge de 18 ans était un projet d’intérêt général, comme une mission de service public », écrit l’historien Ivan Jablonka dans Laëtitia ou la fin des hommes. C’est donc sur France 3 que l’on découvrira l’adaptation du prix Médicis 2016 inspiré par l’assassinat de Laëtitia Perrais. Il fallait toute la sensibilité de Jean-Xavier de Lestrade pour filmer non pas un fait divers sur « la mort atroce d’une jeune fille » mais pour mettre à nu un monde de « violence ordinaire presque invisible » avec autant de justesse.

« Une belle histoire », prochainement sur France 2

Avec ses dialogues justes, son casting impeccable et sa réalisation soignée, cette dramédie romantique avait tout pour conquérir le cœur du jury. Une belle histoire, la nouvelle création de Frédéric Krivine et Emmanuel Daucé (Un village français) réalisée par Nadège Loiseau (Le Petit Locataire) , a reçu le prix de la meilleure série longue. Cette série raconte la difficulté d’aimer et d’être en couple au travers les péripéties d’une bande de potes. Et c’est peu dire qu’on s’attache vite à cette joyeuse clique formée par Sébastien Chassagne (Irresponsable), Tiphaine Daviot (Zone Blanche), Ben, Louise Monot, Thierry Neuvic, Juliette Navis et Jean-Charles Clichet.

« Stalk », prochainement sur France.tv Slash

Une fiction qui surfe habilement sur les paranoïas actuelles autour des appareils connectés. Stalk, prix de la meilleure réalisation pour Simon Bouisson, cocréateur de ce 26 minutes avec Victor Rodenbach et Jean-Charles Paugam, suit l’entrée de Lucas, alias Lux, (la révélation Théo Fernandez, Jeune espoir masculin Adami), un prodige du codage, dans une prestigieuse école d’ingénieurs en informatique. A la suite d’une humiliation traumatisante lors du bizutage, ce jeune hacker sombre dans le stalking pour se venger. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est d’être aussi fasciné par Alma (Carmen Kassovitz, magnétique).

« Mental », prochainement sur France.tv Slash

Bienvenue à la clinique pédopsychiatrique des Primevères et dans une dramédie médicale parfaitement barrée ! Librement adapté d’un format finlandais, Mental, Prix de la meilleure série 26 minutes, écrite par Marine Maugrain-Legagneur et Victor Lockwood, réussit à aborder avec humour et délicatesse les troubles psychiques chez les adolescents, au travers – non pas des soignants comme HP – mais d’une bande de jeunes patients, comme dans Les Bracelets rouges, et notamment, Marvin, un ado interné à la suite d’une décision de justice.