Catastrophe, vampires et racisme... Voici les dix meilleures séries de 2019 à rattraper cet été

BEST OF La rentrée va être chargée en nouvelles séries, alors soyez à jour sur celles du premier semestre

Le service Culture de « 20 Minutes »

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La famille Lyons dans la série «Years and Years».
La famille Lyons dans la série «Years and Years». — BBC
  • A l’ère de la Peak TV, il est de plus en plus difficile de faire sa sélection parmi les (trop) nombreuses séries proposées par les chaînes et plateformes.
  • 20 Minutes a sélectionné les 10 séries qu’il ne fallait pas manquer depuis le début de l’année.

De quoi binge-watcher au chaud tout l’été ! Avec la multiplication des chaînes, des plateformes, des services, il est facile de se noyer dans l’offre pléthorique de séries. 20 Minutes vous lance une bouée et vous livre la liste des dix  séries qu’il ne fallait pas manquer depuis le début de l’année.

« Years and Years », disponible sur MyCanal

Les Britanniques sont décidément très forts pour anticiper l’avenir. En six épisodes passionnants, Years and Years a ringardisé la série d’anthologie de référence, Black Mirror. Entre crise des migrants, bouleversements climatiques, montée des populismes, révolution technologique, la série de Russell T Davies offre un regard global sur le monde de demain en suivant les difficultés que la famille Lyons rencontre au quotidien. Loin de se concentrer exclusivement sur les progrès de la tech comme l’œuvre de Charlie Brooker (même si la thématique est importante), Years and Years est d’autant plus pertinente (et effrayante) qu’elle ne fait que forcer un peu les traits du monde d’aujourd’hui.

« Now Apocalypse », disponible sur Starzplay via Apple TV

Now Apocalypse est une sucrerie acide. Avec sa galerie de jeunes personnages sexy, ses créatures venues d’ailleurs et la menace latente de la fin du monde, Gregg Araki reste dans sa zone de confort et les cinéphiles familiers de son œuvre (The Doom Generation, Nowhere, Kaboom…) ne seront pas trop dépaysés. On aime l’identité queer qui s’échappe de l’ensemble, avec ses protagonistes aux orientations sexuelles variées et fluctuantes, et la patine nineties qui séduira sans doute les nostalgiques de cette décennie.

« When They See Us », disponible sur Netflix

Inspirée par l’une des affaires les plus médiatisées des Etats-Unis, When they see us (Dans leur regard en français) suit le destin de cinq adolescents, quatre Afro-Américains et un Latino, accusés, à tort, du viol d’une joggeuse dans Central Park dans la nuit du 19 avril 1989. La série d’Ava Duvernay montre comment le racisme institutionnel et les trahisons individuelles, combinés, rendent les hommes de couleur particulièrement vulnérables. Malgré l’absence de preuve et une enquête bâclée et biaisée, à bout, ces cinq jeunes avouent ce crime qu’ils n’ont pas commis… Cette descente aux enfers, au cœur des failles du système judiciaire américain, est, hélas, toujours d’actualité.

« Chernobyl », disponible sur OCS

Le 26 avril 1986, un réacteur de la centrale de Tchernobyl (ex-URSS) explose, causant une terrible catastrophe nucléaire. Ses conséquences seront terribles sur les plans humains et environnementaux. Chernobyl, mini-série de HBO  en cinq épisodes, à découvrir sur OCS, retrace cette tragédie avec un grand souci des détails et des faits (seule réserve : tous les personnages s’expriment en anglais alors que l’action se déroule en Ukraine). Le premier épisode donne le ton : anxiogène, âpre, cauchemardesque. Ce n’est clairement pas le programme à privilégier si l’on veut simplement se changer les idées, en revanche, c’est assurément l’une des séries les plus brillantes de l’année.

« What We Do In The Shadows », disponible sur MyCanal

Une comédie aussi macabre qu’hilarante ! Quatre ans après la sortie de Vampires en toute intimité,  Jermaine Clement et Taika Waititi adaptent en série leur incisif mockumentary devenu culte dans lequel une équipe télé suivait un groupe de vampires néo-zélandais vivant en colocation. What We Do in the Shadows suit les aventures d’un nouveau trio de suceurs de sang à Staten Island (New York, Etats-Unis), Nandor (Kayvan Novak) et Laszlo (Matt Berry) et Nadja (Natasia Demetriou) et de leur serviteur Guillermo (Harvey Guillen) dans un nouveau décor, Staten Island. Astucieux, décalé et porté par un casting qui prend visiblement un malin plaisir à jouer ces sardoniques vampires !

« The Act », disponible sur Starzplay via Apple TV

Une série glaçante tirée d’un fait divers. Dans The Act, Patricia Arquette, méconnaissable, campe Dee Dee Blanchard, cette femme, atteinte du syndrome de Munchausen par procuration, qui a fait croire à sa fille, Gypsy - jouée par Joey King – toute sa vie qu’elle était gravement malade et retardée mentalement. Cette plongée au cœur de cette relation toxique, qui s’achèvera par un meurtre, est tout aussi passionnante que profondément troublante.

« Russian Doll », disponible sur Netflix

Un sombre Jour sans fin ! Regarder une femme mourir et revenir à la vie à plusieurs reprises à la même fête d’anniversaire aurait pu être un exercice redondant. Mais les répétitions de Russian Dolls sont tout sauf ennuyeuses. Portée par Natasha Lyonne (Nicky dans Orange Is The New Black), Russian Doll explore les blocages psychologiques qui nous empêchent d’avancer dans la vie, la maladie mentale ou encore le pardon avec beaucoup de drôlerie… Et une bande-son à écouter en boucle.

« Warrior », disponible sur OCS

Kung-Fu, corruption et machination ! Warrior est surtout un projet vieux de 48 ans qui a germé dans l’esprit de Bruce Lee, deux ans avant sa mort. Un projet inabouti, sur un expert des arts martiaux, pris dans la guerre des Tongs, ce conflit où s’opposaient violemment différents clans mafieux chinois dans le Grand Ouest américain à la fin du XIXe siècle. Le projet n’aboutit pas, mais un ersatz voit le jour, la série Kung Fu, avec David Carradine. Un projet inachevé que sa fille, Shannon, a décidé de porter sur petit écran grâce aux bons soins de Jonathan Tropper (Banshee) et Justin Lin (Fast and Furious). Warrior suit Ah Sahm (Andrew Koji, qui semble être habité par Bruce Lee), jeune prodige des arts martiaux, qui devient l’homme de main d’un des plus puissants tongs du Chinatown de San Francisco. Warrior mélange des combats d’anthologie chorégraphiés à la Tarantino à une reconstitution historique stylisée des bas-fonds de Chinatown façon Gangs of New York.

« Good Trouble », inédite en France

Deux sœurs adoptives fraîchement diplômées rejoignent un logement communautaire à Los Angeles et se lancent dans la vie d’adulte. Callie est greffière pour un juge conservateur avec qui elle est souvent en désaccord, Mariana ingénieure dans une start-up où elle est confrontée au sexisme et au racisme du monde de la tech…. Toutes deux tentent de jongler entre déboires professionnels, rencontres amoureuses et amicales, et questions existentielles. Good Troubles, le spin-off de la série familiale The Fosters – qui racontait le quotidien d’une famille homoparentale – traite avec justesse du passage à l’âge adulte et des questionnements des vingtenaires à travers les (més) aventures des deux sœurs et de leurs colocataires. On s’attache vite aux personnages et à la manière dont leurs histoires personnelles permettent d’aborder des sujets politiques et universels. Addictif.

« Good Omens », disponible sur Amazon Prime Video

L’adaptation tant attendue du best-seller de Terry Pratchett et Neil Gaiman, Good Omens, parue sous le titre Bons présages en France, n’a pas déçue. Good Omens, comédie apocalyptique sur un ange et un démon qui s’unissent pour empêcher Armageddon… pour ne pas perdre leur agréable vie sur Terre, est un vrai régal, grâce à son humour irrévérencieux et la grande alchimie entre les deux acteurs principaux, Michael Sheen et David Tennant.