«Derrière les barreaux»: La série carcérale du créateur de «La Casa de Papel»

PRISON Série Club diffuse la première saison « Derrière les barreaux » à partir de ce lundi à 20h50, une série créée par Álex Pina, à l’origine du phénomène « La Casa de Papel »…

Anne Demoulin

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Alba Flores, Nairobi dans «La Casa de Papel», dans la série  «Derrière les barreaux».
Alba Flores, Nairobi dans «La Casa de Papel», dans la série «Derrière les barreaux». — Fox

De quoi patienter avant la saison 3 tant attendue de La Casa de Papel sur Netflix le 19 juillet. Série Club a la bonne idée de rediffuser la première saison Derrière les barreaux à partir de ce lundi à 20h50. Cette série carcérale espagnole a été imaginée par Álex Pina, le créateur des célèbres braqueurs en combinaison rouge. Une fiction à mi-chemin entre La Casa de Papel et un autre succès de Netflix, Orange Is The New Black, dont la septième et dernière saison est attendue le 26 juillet sur la plateforme de Los Gatos. Explications.

De nombreux ingrédients d’« Orange Is The New Black »

Le point de départ de Derrière les Barreaux rappelle celui d’Orange Is The New Black. La série se déroule dans une prison pour femmes. L’héroïne, Macarena Ferreiro (Maggie Civantos), rappelle beaucoup Piper Chapman, la protagoniste d’Orange Is The New Black. Comme elle, Macarena Ferreiro est une trentenaire blonde bien sous tous rapports qui se retrouve condamnée à sept ans de prison parce qu’elle a été bernée par son grand amour. Comme Piper Chapman, Macarena Ferreiro va devoir apprendre à survivre dans ce milieu violent et apprendre la dure loi de la prison.

Lors de sa diffusion sur la chaîne espagnole Antena 3, Derrière les barreaux a été accusée de plagier la série carcérale de Netflix tant le premier épisode rappelle le pilote de la série de la plateforme de Los Gatos. Cependant, la série d’Álex Pina réussit rapidement à trouver son propre ton. Ainsi, différence notable, le personnel de la prison, corrompu ou incompétent dans Orange Is The New Black, semble ici avoir un vrai souci du bien-être des prisonnières. Là où Orange Is The New Black est une critique sociale teintée d’humour, Derrière les barreaux mise sur une ambiance polar avec un meurtre non résolu et une enquête dès le premier épisode.

Un zeste de « La Casa de Papel »

Ni combinaison rouge comme dans La Casa de Papel, ni orange comme dans le succès de Netflix, place à des détenues toutes de jaune vêtues dans la prison privée espagnole. Une combinaison dans laquelle se trouve un visage familier des fans du phénomène ibérique, celui d’Alba Flores, qui campe Nairobi dans la fiction de Netflix. Les techniques de narration qui ont fait le succès d’Álex Pina se retrouvent dans Derrière les barreaux. Le scénariste mise sur plusieurs temporalités, des intrigues aux multiples ramifications et des personnages qui cachent bien des secrets.

Histoire prémonitoire, l’une des détenues est notamment enfermée pour avoir commis un braquage exceptionnel. Un indice sur la cache de son butin, d’une valeur de 8 millions d’euros, serait dissimulé dans la prison. De quoi attirer la convoitise et l’intérêt de ses camarades d’infortune et la curiosité des spectateurs. Si Derrière les barreaux n’est pas aussi percutant et addictif que La casa de Papel, elle mérite le détour parce qu’elle en constitue probablement le galop d’essai.