«Chambers», le drame horrifique psychologique avec Uma Thurman

CURIOSITE « Chambers », la nouvelle série Netflix avec Uma Thurman, disponible ce vendredi, mélange les genres et les mondes, celui des vivants et des morts

Anne Demoulin

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Uma Thurman joue Nancy, une mère endeuillée, dans «Chambers».
Uma Thurman joue Nancy, une mère endeuillée, dans «Chambers». — John Golden Britt/Netflix
  • La série Chambers en dix épisodes est disponible ce vendredi sur Netflix.
  • Elle a été présentée en avant-première à Séries Mania par la star hollywoodienne Uma Thurman.
  • C’est une œuvre étrange qui mixe l’horreur, le drame et le teen drama.

Une série à la croisée des mondes et des genres. Chambers, créée par Leah Michelle, suit Sasha, une jeune Amérindienne victime d’une crise cardiaque au fin fond de l’Arizona. Elle survit grâce à la transplantation du cœur d’une autre jeune fille, Becky. Examen des quatre valves qui alimentent le cœur de cette nouvelle fiction en dix épisodes, disponible ce vendredi sur Netflix.

Du drame familial comme dans 13 Reasons Why

Chambers est avant tout un drame familial, où le deuil figure en bonne place comme dans 13 Reasons Why. Il y a le deuil qu’a vécu Sasha (incarnée par la révélation Sivan Alyra Rose), une orpheline élevée par son oncle Frank (Marcus LaVoi), celui que vit la famille de Becky, formée par Ben et Nancy (Tony Goldwin, l’ex-président de Scandal et l’impeccable Uma Thurman) et leur fils Eliott.

« Nancy est une femme complètement dévastée par le deuil. Elle est très tourmentée. C’est une femme au foyer qui ne s’est identifié qu’à son rôle de mère. Et qui, en réalité, ne connaît vraiment aucun de ses enfants », résume Uma Thurman, que 20 Minutes a rencontrée au festival Séries Mania. Et de poursuivre : « Jouer une mère en deuil n’est pas facile. Il n’y a pas de pire cauchemar pour un parent. »

Du teen drama comme dans Elite

Lorsque les parents de Becky, une riche famille adepte du New Age, entre en contact avec Sasha, c’est le début d’une relation malsaine. La jeune fille va accepter d’aller à l’école privée et huppée de Becky (ses parents paient les frais de scolarité), tout comme la voiture de la jeune défunte. Au lycée, la série adopte tous les codes classiques du teen drama et questionne, à l’instar d’Elite, la fracture sociale et l’impact des privilèges sur l’individu.

Du mystère comme dans Twin Peaks

L’ombre de Becky (Lilliya Scarlett Reid) plane sur Chambers comme celle de Laura Palmer dans Twin Peaks. Rapidement, la prévenante et libre d’esprit Sasha va s’interroger sur les conditions exactes de la mort de Becky. Comme Laura Palmer, Becky cachait bien des choses. Comme Twin Peaks, la série entretient une atmosphère angoissante et mystérieuse grâce à son décor. Le désert aride de l’Arizona, somptueusement photographié, mâtiné de la spiritualité des Navajos, apporte une dimension surnaturelle à la fiction.

Du surnaturel comme dans The Haunting of Hill House

Une greffe de cœur qui vire à l’horreur. Plus Sasha se rapproche de la vérité sur la mort soudaine de sa donneuse, plus elle va développer les traits de caractère de la défunte…. avec quelques jump scares bien sentis. Comme The Haunting of Hill House, Chambers est un lent drame familial aux relents horrifique.

« Je suis plus une amatrice de drames, de comédies musicales et de comédie, rit Uma Thurman. La dimension horrifique n’était pas mon problème. Je me suis contentée de jouer mon rôle et de supporter le cast. Je suis tout le temps effrayée. Dès qu’il y a de la musique inquiétante, je suis sous la table. » Avec toutes ses cavités et compartiments, Chambers est assurément une série intrigante.