«Les Bracelets Rouges»: La saison 2 réussit-elle à surmonter le deuil de Sarah?

CONVALESCENCE « Les bracelets rouges » sont de retour sur TF1 ce lundi, comment la série réussit-elle à surmonter le poignant final de la saison 1 ?…

Anne Demoulin

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Azize Diabate, Audran Cattin, Tom Rivoire et Louna Espinosa dans la série «Les bracelets rouges».
Azize Diabate, Audran Cattin, Tom Rivoire et Louna Espinosa dans la série «Les bracelets rouges». — PHILIPPE LE ROUX/VEMA PRODUCTION TF1
  • Les six épisodes de la première saison des Bracelets rouges, coup de cœur de nombreux téléspectateurs en février 2018, ont rassemblé une moyenne de 5,7 millions de téléspectateurs par épisode.
  • La série, qui raconte le quotidien d’un groupe d’adolescents malades dans un hôpital, revient ce lundi à 21 heures sur TF1 avec une saison composée de huit épisodes.
  • Le décès d’une des jeunes héroïnes de la série avait traumatisé les téléspectateurs lors du final de la saison.

 

La première saison avait bouleversé les téléspectateurs. Moins d’un an après, la série Les bracelets rouges revient lundi sur TF1 pour une deuxième saison avec deux épisodes supplémentaires. « On a lancé l’écriture de la saison 2 au milieu du tournage de la première saison. La commande est passée de six à huit épisodes en cours de route », explique à 20 Minutes Marie Roussin, à la tête de l’équipe des scénaristes de ce succès de TF1, qui avait rassemblé l’an dernier en moyenne 5,7 millions de téléspectateurs par épisode. La réussite d’une saison 1 ne garantit pas l’excellence d’une saison 2. Comment la saison 2 réussit-elle à surmonter le poignant final de la saison 1 ?

En conservant les qualités de la saison 1

« Une saison 2, c’est difficile, c’est certain, mais j’étais confiante dans le potentiel des personnages. J’étais certaine qu’on pouvait faire une belle saison », se réjouit la scénariste. La série a su conserver ce qui faisait son succès, ce juste équilibre entre rires et émotions, et des dialogues et une interprétation qui sonnent juste. « La saison 2 est vraiment dans la continuité de la saison 1, l’histoire c’est toujours l’urgence de vivre, mais avec un nouveau personnage qui éclaire cette problématique autrement », souligne Marie Roussin. Plus encore qu’en saison 1, la série montre la cauchemardesque impuissance des parents « qui se rongent les ongles en attendant que leur enfant guérisse ou meurt ».

En réservant de beaux adieux à Sarah

« Le problème que tous les bracelets ont à surmonter en ce début de saison est l'absence et le deuil de Sarah », qui succombe lors d’une intervention après un malaise dans le dernier épisode, rappelle la scénariste. Une mort rapide et brutale qui a également choqué de nombreux fans de la série. Et les scénaristes l’ont parfaitement compris. « On voulait revoir Sarah. On refusait de la laisser comme cela, mais en même temps, on ne voulait pas en faire une présence qui aurait pu être clichée. Il fallait jouer sur une fine ligne », explique Marie Roussin. La série réussit à faire de touchants adieux à son ancienne héroïne sans sombrer dans le pathos : « Quand on a trouvé la colère de Mehdi, on s’est dit qu’on tenait l’épisode », annonce la scénariste.

En introduisant un nouveau personnage

Adaptée de la série espagnole Polseres vermelles, l’adaptation française s’émancipe encore davantage qu’en saison 1 avec la création d’un tout nouveau personnage, Louise, et « des intrigues complètement originales », à l’exception d’une, extraite de la saison 1 de son homologue ibérique. Toute l’intelligence de l’écriture scénaristique repose dans la façon subtile de l’introduire : « Le téléspectateur n’est pas dupe. Quand on perd un personnage, il sait qu’il va falloir le remplacer. Mais je trouvais important de faire découvrir Louise au travers des yeux des autres, pas juste d’imposer au téléspectateur de la suivre, alors qu’il avait envie de suivre Sarah et qu’il ne peut plus », analyse Marie Roussin. Malgré la perte de Sarah, on réussit à « s’attacher à elle, et sa famille, progressivement ».

En mettant en scène des cours d’impro

Thomas, Clément, Roxanne et Medhi vont découvrir dans cette saison les joies et les peines du théâtre. « Le corps médical essaye de meubler à tout prix le temps libre des ados malades. Si on les laisse inactifs, le risque, c’est la déprime. Sauf que les ados ne sont pas comme des enfants et qu’on ne peut pas les exciter avec de la pâte à modeler », explique Marie Roussin. Les bracelets rouges vont s’initier à l’improvisation. « Il est question de représentation et Roxane a un problème avec l’image de son corps, je trouvais qu’il y avait du potentiel », résume la scénariste. Ce joyeux ramdam réussira-t-il enfin à réveiller le petit Cosme, toujours dans le coma ?