Archie, le héros de «Riverdale», commence la saison 3 en prison, et ce n'est que le début...
Archie, le héros de «Riverdale», commence la saison 3 en prison, et ce n'est que le début... — CW

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VIDEO. «Riverdale» ose tout en saison 3, et c'est assez génial

Les fans n'étaient pas prêts pour le dernier épisode et la mort supposée de [SPOILER]...

Après des séries comme Pretty Little Liars, Vampire Diaries ou Arrow, l’arrivée de Riverdale sur les écrans, et sur Netflix en France, semblait marquer un retour à la vraie série adolescente, au teen show classique qui privilégierait la valse des sentiments dans les couloirs du lycée aux meurtres mystérieux, super pouvoirs et autres créatures fantastiques.

Comme à la bonne époque de Dawson, Newport Beach, Gilmore Girls… On y a cru un temps, les premiers épisodes, mais il est apparu clairement que ce n’était pas le projet de Roberto Aguirre-Sacasa en adaptant et modernisant la BD américaine Archie Comics.

L’heure est grave

Avec pour intrigues principales le tueur à la cagoule noire, les manigances de Hiram Lodge ou la guerre de clans Serpents vs Gargouilles, la saison 2 de Riverdale ne laisse plus aucun doute. La fête est finie, l’heure est grave, Archie et ses amis n’ont pas de temps à perdre en atermoiements amoureux, ils ont des serial killers à attraper, des affaires politico-mafieuses à régler, et comptent les morts à chaque fin d’épisode.

Ce n’est pas Newport Beach, c’est Twin Peaks. Certains spectateurs ont ainsi lâché l’affaire, pour tromperie sur la marchandise, mais la majorité continue la série, pour son côté addictif, plaisir coupable. Et ils ont raison.

Un équilibre miraculeux

En effet, si Riverdale a pu se chercher dans ses deux premières saisons, la saison 3, qui vient de reprendre après la pause hivernale, assoit définitivement sa vraie nature, héritière directe de ses origines comics et de ses 70 ans d’histoire(s). La série multiplie et jongle avec les références, les imaginaires, les tons, les postures, et ose beaucoup de choses.

Pêle-mêle, Archie est en prison et participe à des combats, Veronica ouvre un club clandestin, le jeu Griffons et Gargouilles obsède ceux qui y jouent jusqu’à les tuer, la ville est mise en quarantaine, une étrange secte s’installe à côté… C’est beaucoup, too much même, mais la série y trouve un équilibre miraculeux car elle traite tous ses sujets avec le même sérieux, et surtout, ne s’excuse jamais d’aller trop loin.

« Jump the spoiler ! »

C’est ainsi que Riverdale - ATTENTION SPOILERS - a tué son personnage principal dans son dernier épisode, le neuvième de la saison. Du moins, en apparence. Il va y avoir à coup sûr un retournement de situation, mais le temps de quelques secondes, la série a tué son héros Archie et pas n’importe comment. Des griffes d’un grizzli ! Vous avez bien lu, on n’est pas loin du célèbre «jumping the shark» de Fonzy dans Happy Days. Les fans pourraient donc en rire, ils sont en PLS depuis la diffusion de l’épisode jeudi.

La série de tous les possibles

On a parlé de série addictive, de guilty pleasure, mais ce serait réducteur, Riverdale réussit à être l’objet « pop » de son époque. « Pop », le terme est utilisé tous azimuts, déjà presque galvaudé, mais Riverdale lui redonne ses lettres de noblesse, en étant à la fois très populaire pour plusieurs générations et en revisitant plusieurs décennies de pop culture. Fight Club, Cat’s Eyes, Donjons & Dragons ou Breakfast Club s’invitent ainsi sans problème dans la série, qui se paie même le luxe d’avoir Riley Keough, petite-fille d’Elvis et icône du cinéma américain indépendant, en guest star. Parce que pourquoi pas. Sabrina, l'apprentie sorcière, ou les gamins de Stranger Things pourraient débarquer la semaine prochaine sans que cela ne choque personne. Ce serait génial, et pas impossible, puisque le créateur Roberto Aguirre-Sacasa réfléchit à un film événement et crossover entre Riverdale et Sabrina, d’après le comics, très à propos, Afterlife with Archie.