«You»: Pourquoi tout le monde devrait regarder la nouvelle série Netflix

OBSESSION Le thriller psychologique «You» est diffusé sur Netflix depuis le 26 décembre...

L.Be.

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Penn Badgley dans «You» sur Netflix
Penn Badgley dans «You» sur Netflix — NETFLIX
  • Penn Badgley (Dan Humphrey de Gossip Girl) interprète un sociopathe dans la série de Lifetime, You, diffusée sur Netflix depuis le 26 décembre.
  • La fiction créée par Greg Berlanti est une adaptation du roman Parfaite écrit par Caroline Kepnes.
  • On a tiré trois leçons de cette version 2.0 (et moins maîtrisée) de Belle du Seigneur.

Un psychopathe peut parfois nous donner quelques leçons de vie, non pas sur la manière la plus efficace de tuer quelqu’un sans se faire prendre (bien que ça puisse servir), mais sur les rapports humains en général. La petite gueule d’ange de Penn Badgley -le visage de Dan Humphrey dans Gossip Girl- change de registre dans You, diffusé sur Netflix depuis le 26 décembre, et nous en apprend pas mal sur le vrai visage des faux gentils.

La série créée par Greg Berlanti arrive comme un petit ovni sur la plateforme de streaming. Au croisement du teen drama et du thriller psychologique, elle raconte une histoire d’amour basée sur le mensonge et la manipulation. Voici trois leçons que nous avons tirées de ce Belle du Seigneur 2.0.

Leçon numéro un : derrière le prince charmant se cache peut-être un psychopathe

A première vue, Joe Goldberg a tout du prince charmant. Manager d’une petite librairie new-yorkaise, il est intello, passionné de fiction, prévenant, à l’écoute… Bon, il ne roule pas sur l’or, mais il est mystérieux, séduisant, serviable, protecteur. Il coche toutes les cases du prétendant idéal qu’on swiperait vers la droite sans réfléchir sur Tinder. MAIS derrière son visage angélique se cache un harceleur professionnel doublé d’un sociopathe délirant qui n’a qu’une idée en tête : vivre une passion avec l’objet de ses désirs, Guinevere Beck, une apprentie romancière qu’il a rencontrée dans sa boutique. Il formule des excuses louables (à travers une voix-off parfois un peu grotesque) pour la stalker en ligne, suivre ses faits et gestes quotidiens et même pénétrer dans son appartement pour la manipuler. L’enfer est pavé de mauvaises intentions.

Leçon numéro deux : les histoires d’amour parfaites n’existent pas

Ariane et Solal de Belle du Seigneur, chef-d’œuvre signé Albert Cohen, montraient déjà qu’une relation amoureuse ne tient pas sur une escroquerie : la perfection n’existe pas. Le quotidien détruit l’image idéale de l’être aimé à coups d’usure, de gargouillis intestinaux et de chasse d’eau. Comme une version modernisée de cette illusion, You démontre que, sur le long terme, la mascarade ne tient pas. Si Beck joue d’emblée plutôt franc jeu - elle est superficielle, elle ment pour se faire un nom dans le monde littéraire, elle n’a pas confiance en elle -, Joe Goldberg, porté par un délire de toute puissance, pense pouvoir la manipuler et la contrôler sans se faire avoir. Sa vraie nature finit par le rattraper.

Leçon numéro trois : il est très facile de se faire pirater ses comptes sur Internet

On ne cesse de le répéter : sécurisez vos mots de passe. You est un peu le manuel pour devenir un bon stalker sans être expert en informatique. Et Beck commet toutes les erreurs typiques de sa génération. Joe déverrouille son portable d’un claquement de doigt (après lui avoir volé) parce qu’elle n’a pas changé le code par défaut, il la piste sans mal en allant regarder ses profils en ligne. A l’image des Millenials, Beck est addict aux réseaux sociaux, elle raconte tous les détails de son quotidien sur Instagram. Morale de l’histoire : arrêtez de vous exhiber sur Internet et de prendre le nom de votre chat en guise de mot de passe. Vous êtes prévenus.

 

20 secondes de contexte

Cet article a été rédigé à partir des six premiers épisodes de la série.