«Demain nous appartient»: «C’est toujours bon signe quand un personnage revient», explique Vanessa Demouy

INTERVIEW Rencontre avec Vanessa Demouy, alias Rose Latour, qui fait son retour ce jeudi à 19h20 sur TF1 dans « Demain nous appartient »…

Propos recueillis par Anne Demoulin

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Vanessa Demouy incarne Rose Latour dans le feuilleton «Demain nous appartient».
Vanessa Demouy incarne Rose Latour dans le feuilleton «Demain nous appartient». — Newen/TF1
  • Vanessa Demouy a rejoint le casting « Demain nous appartient » sur TF1 en juillet où elle incarne Rose Latour, l’amie bipolaire de Chloé, jouée par Ingrid Chauvin.
  • Son personnage, transféré d’urgence de la prison à l’hôpital et très fragilisée par sa grossesse, fait son grand retour ce jeudi dans le feuilleton.
  • L’actrice de 45 ans a accepté de parler de ce rôle et du feuilleton à « 20 Minutes ».

De nouveaux drames en perspective ! Vanessa Demouy, qui campe Rose Latour, l’amie bipolaire de Chloé, fait son retour ce jeudi à 19h20 dans Demain nous appartient. Transférée d’urgence de la prison à l’hôpital et très fragilisée par sa grossesse, jusqu’où ira Rose pour sauver son bébé ? 20 Minutes a essayé d’en savoir plus auprès de son interprète.

Qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer dans Demain nous appartient ?

Le rôle ! La production m’avait déjà approchée pour un autre personnage quelques mois auparavant, mais mon planning ne m’avait pas permis de le faire. Et puis, ils sont revenus avec le rôle de Rose et toujours cette volonté de travailler avec moi. C’est toujours agréable de se sentir désirée, surtout dans notre métier. Le personnage de Rose Latour était tellement dense et riche, c’était un vrai cadeau qu’on me faisait.

Pensiez-vous que Rose allait tant plaire aux fans du feuilleton ?

On ne sait jamais quand on prépare un personnage, même si évidemment on espère que notre travail va plaire, comment le public va réagir. Ça a été crescendo avec Rose. D’abord, elle n’a pas été très appréciée. Puis, les gens ont été intrigués. Et au fur et à mesure, les téléspectateurs se sont énormément attachés à ce personnage.

Pourquoi Rose les a touchés ?

Je crois que cela vient de la fragilité qui émane d’elle, qui se mélange à la force et à l’abnégation. Rose est avant tout une femme amoureuse, tout part de là. Certaines femmes se sont peut-être reconnues ou ont reconnu certaines choses qu’elles avaient vécues ou qu’elles vivaient. Le public a adhéré à la folie, à la candeur et surtout à la détresse de ce personnage.

La grossesse de Rose a-t-elle changé votre approche du personnage ?

Non, puisqu’elle a ses caractéristiques propres, ses doutes, et ses failles. Sa grossesse est juste une notion de plus à intégrer dans sa construction. Il est toujours intéressant d’aborder la maternité, surtout pour une femme comme Rose. Quand vous poursuivez un but ou un rêve pendant de nombreuses années et que cela arrive, cela peut déclencher des réactions un peu étranges, voire un peu extrêmes…

Ce retour dans Demain nous appartient est-il durable ou juste ponctuel ?

Pour le moment, c’est un retour ponctuel. C’est toujours bon signe quand un personnage revient. Cela signifie qu’il a plu au public, mais aussi à la chaîne et à la production. C’est plutôt rassurant pour l’avenir de ce personnage ! Maintenant, vous savez comment cela se passe en télé, il peut y avoir cinquante milliards de choses qui vont faire que ce personnage revienne ou pas. Dans mon métier, j’ai appris à vivre l’instant présent. Notre métier est trop fragile pour se projeter. Le personnage revient et je lui souhaite une longue vie !

Plus belle la vie, Un si grand soleil et Demain nous appartient, comment expliquez-vous le succès de ce type de feuilleton ?

Le public apprécie d’avoir des rendez-vous, le côté routinier est rassurant. Evidemment, il faut aussi que cela soit bien fait, que les artistes soient bons et les histoires prenantes. Je crois aussi que ce qui plaît ce sont les sujets évoqués. La télé a beaucoup évolué à ce niveau-là. Ce sont des feuilletons qu’on regarde en famille et qui évoquent des problèmes du quotidien. On a parfois du mal à les aborder en famille parce que les parents ou les enfants n’osent pas. Je pense aussi que cela aide à débloquer la parole dans les foyers.

Quelle est l’ambiance de travail sur Demain nous appartient avec ce rythme si intense ?

Il y a un énorme fossé entre l’ambiance et le rythme ! L’ambiance est franchement très agréable. C’est toujours très délicat d’arriver sur un projet aussi gros, lancé depuis longtemps, justement parce que les gens sont ancrés dans le rythme. Il faut raccorder les wagons et suivre. On est accueilli, et cela tous les comédiens et les techniciens le disent, il a une énorme bienveillance. Il y a un côté : « Allez, monte à bord ». C’est agréable parce qu’on se sent accepté et soutenu.

Et pour le rythme ?

Le rythme est très particulier dans une série quotidienne. On tourne l’équivalent d’un épisode de 26 minutes par jour. Trois équipes se répartissent le minutage par jour. Cela veut dire trois tournages différents, trois réalisateurs et trois équipes techniques différentes. On passe d’un décor à un autre, d’une équipe à une autre, avec trois façons de voir le personnage. C’est parfois déstabilisant parce qu’on a l’impression de faire trois tournages différents ! La production a tout mis en œuvre pour nous aider avec un système de coach, qui tient votre personnage, et de répétiteur, qui nous aide sur le texte, parce qu’on en a énormément à apprendre. Ils nous aident à nous remettre dans le déroulé de l’histoire, nous rappellent ce qui s’est passé juste avant, qui on a vu, qui on ne connaît pas encore… Tout est mis en œuvre pour nous faciliter le travail.

Vos futurs projets ?

C’est délicat de parler de projets parce que dans notre métier, tout peut capoter ou se décanter du jour au lendemain. Depuis que j’ai repris le chemin des studios, il y a un an et demi après avoir fait une pause au théâtre, on me propose des rôles variés et riches, et c’est un vrai luxe. On reçoit avec mon agent pas mal d’offres pour la télévision, mais aussi pour des comédies au cinéma. Ma participation à Daddy Cool a donné des idées !