«Homecoming»: «Je n’ai jamais autant bossé», confie Julia Roberts

INTERVIEW Julia Roberts explique ce qui l’a convaincu d’accepter de jouer l’héroïne de la nouvelle série Prime Video, « Homecoming »…

Propos recueillis par Anne Demoulin

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Julia Roberts est la star de «Homecoming».
Julia Roberts est la star de «Homecoming». — Amazon Prime Video

Un premier rôle récurrent dans une série ! Sam Esmail, le créateur de Mr. Robot, a convaincu Julia Roberts de jouer dans Homecoming, la série adaptée du podcast créé par Eli Horowitz et Micah Bloomberg en 2016. Julia Roberts y incarne Heidi Bergman, une assistante sociale qui aide les soldats à se réinsérer dans la vie civile, au sein d’un centre de soutien secret du gouvernement américain, baptisé « Homecoming », supervisé par un homme peu scrupuleux (Bobby Cannavale de Vinyl). Quatre ans après avoir tout plaqué, alors qu’elle travaille comme serveuse, un agent du Département de la Défense vient l’interroger sur son ancien travail. Elle comprend qu’elle a tout oublié. Un envoûtant thriller psychologique en 10x26 minutes, disponible ce vendredi sur Prime Video. Rencontrée en octobre lors d’une table ronde à Londres, l’actrice américaine a expliqué ce qui l’avait poussée à accepter ce rôle ambigu.

Pourquoi avoir accepté de jouer dans une série ?

Je n’ai jamais pensé au fait que ce soit une série, j’ai considéré Homecoming comme un nouveau projet. Et je me suis demandé, comme toujours avant de m’impliquer, si je l’aimais et si je pouvais lui apporter quelque chose. Quand nous discutions avec Sam de ce projet, je ne savais pas vraiment si nous parlions d’en faire une série ou un film. Je n’ai d’ailleurs pas osé lui demandé, j’avais peur de paraître stupide ou mal préparée pour notre rendez-vous ! (rires) Je suis une actrice et je ne vais pas refuser un travail sous prétexte que c’est de la télé ou du cinéma. Ce qui m’importe, c’est est-ce que l’histoire me parle ?

Et qu’est-ce qui vous a plu dans ce projet précisément ?

J’avais écouté le podcast dont la série est tirée et je l’avais trouvé génial. Ce qui m’a convaincue, c’est l’implication de Sam Esmail et nos conversations. Nous avons beaucoup discuté de sa façon de voir les choses, du ton de la série, des thèmes qu’il voulait aborder.

Et dans le rôle d’Heidi ?

J’ai adoré le fait de jouer deux versions d’un même personnage. Je devais rester vraiment très flexible en permanence parce que les informations qu’elle reçoit sont dans une fluctuation constante.

Vous rappelez-vous de votre première expérience à la télévision dans un épisode de « Crime Story » en 1987 ?

Ça a été mon tout premier boulot ! Ces sept minutes et demie à l’écran n’étaient qu’une petite collaboration. Travailler sur Crime Story était une belle opportunité et j’étais très excitée de le faire. Cela m’a surtout permis de faire des cadeaux à tous les membres de ma famille cette année-là et cela comptait pour moi ! Et le magnifique et merveilleux Dennis Farina, qui jouait le rôle principal de cette série, a été si chaleureux et généreux. Cela m’a appris tout cela. Je ne me souviens même plus qui a réalisé l’épisode, j’étais tellement nerveuse, je pensais avant tout à bien faire…

Quelles sont les différences entre jouer dans une série par rapport à un film ?

J’ai eu beaucoup moins de temps pour cuisiner et faire ma lessive et, le soir, au lieu d’aider mes enfants à faire leurs devoirs, je faisais les miens, et quand ils avaient terminé, je n’avais toujours pas fini les miens ! (rires) C’était un boulot 24 heures sur 24 : j’avais plein de pages de textes à retenir chaque jour. Mon mari m’a dit qu’il ne m’avait jamais vu autant bosser. Mais ce n’était pas laborieux, c’était un plaisir.

Et quel regard portez-vous sur la télévision aujourd’hui ?

La télévision propose vraiment des productions de valeur, comme Mr. Robot ou Peaky Blinders. J’aime quand un média se réinvente. La télévision est désormais tellement innovante. J’apprécie cela en tant que spectatrice, mais c’est aussi une chance en tant qu’actrice et productrice. Je me sens très chanceuse !