VIDEO. «Maman a tort»: « J’avais très envie de jouer une femme flic», confie Anne Charrier

POLAR Avec le rôle de la commandante Marianne Aubrais dans « Maman a tort », minisérie diffusée ce mercredi sur France 2, Anne Charrier a reçu le le prix de la Meilleure actrice dans une série française à Séries Mania…

Anne Demoulin

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Anne Charrier dans la série «Maman a tort», diffusée sur France 2
Anne Charrier dans la série «Maman a tort», diffusée sur France 2 — Alain Guizard/MFP/FTV
  • Maman a tort est la première adaptation télévisuelle de l’auteur de best-sellers Michel Bussi.
  • Anne Charrier y campe une femme flic « qui aime donner des ordres, commander, engueuler tout le monde ».
  • Cette commandante va mener l’enquête autour de mystérieux propos tenus par un enfant de trois ans et demi.

Un polar atypique et un des plus gros best-sellers de Michel Bussi. Alors qu’M6 prépare Un avion sans elle et TF1 Le Temps est assassin, France 2 est la première chaîne à dégainer ce mercredi son adaptation d’un roman de l’auteur normand, troisième auteur le plus vendu en France . Cette minisérie en 6x52 minutes, créée par Véronique Lecharpy et Francois Velle (et réalisée par ce dernier), suit l’histoire de Malone (Tom d’Ornano), un petit garçon de trois ans et demi qui raconte partout que sa maman n’est pas sa vraie maman. Vasile (Samuel Theis), psychologue scolaire le croit et alerte Marianne Aubrais (Anne Charrier), commandante de police au SRPJ du Havre. Mais doit-on croire la parole d’un enfant, lorsqu’on est flic, chargée d’une enquête sur un braquage avec un butin de plusieurs millions d’euros dans la nature ?

« Un retour à l’essence du jeu »

« J’avais très envie de jouer une femme flic », confie Anne Charrier, que 20 Minutes a rencontré au festival Series Mania à Lille où sa prestation sans dans Maman a tort lui a valu le prix de la Meilleure actrice dans une série française. « C’est un retour à l’essence du jeu, à l’enfance, quand on joue aux gendarmes et aux voleurs », explique la comédienne, qui apporte à ce rôle une humanité assez rare dans le registre.

« J’étais très contente de retrouver Pascal Elbé », se réjouit Anne Charrier. Ce dernier incarne Papy, son bras droit. « Ils sont très complices. Pour lui, elle n’est pas une simple collègue. Elle ne réalise pas parce qu’elle est dans un rapport fraternel avec lui », détaille-t-elle.

« Son instinct lui dit qu’il se passe quelque chose »

« J’ai beaucoup aimé jouer un personnage féminin qui est dans une forme de virilité. C’est une commandante qui aime donner des ordres, commander, engueuler tout le monde », rit-elle. Et d’ajouter : « Elle est très compétente dans son travail, elle est arrivée à ce poste parce qu’elle sait ce qu’elle fait. »

Lorsque Vasile, psychologue scolaire, la contacte sur recommandation de son amie Angie (Camille Lou) pour lui parler du cas de Malone, Marianne Aubrais se montre d’abord sceptique. « Elle se base sur du concret et n’a aucune raison de croire à la parole de cet homme. Même s’il est plutôt beau garçon et qu’il lui plaît, ce n’est pas suffisant. Il n’a aucune preuve concrète de ce que dit cet enfant, mais les souvenirs d’un enfant à cet âge-là s’en vont très vite alors il faut agir vite », analyse-t-elle.

Tout bascule lorsque le psychologue lui fait entendre les enregistrements des séances avec l’enfant. « Elle entend la voix de cet enfant et son instinct lui dit qu’il se passe quelque chose », poursuit Anne Charrier. Le petit garçon, aussi attachant que tourmenté, qui joue Malone fascine. « C’est le personnage principal de cette histoire. C’est fou ce que cet enfant arrive à faire passer avec son regard. Sur le tournage, Tom m’a impressionné », se souvient-elle.

« Marianne a des failles »

L’arrivée de ce petit garçon va bouleverser la vie de la commandante. « Marianne est peu désespérée. Elle a des failles. Elle a un rapport compliqué avec les hommes et n’a pas d’enfant. Elle sait qu’elle a raté des choses dans sa vie », commente Anne Charrier. Cette enquête « très particulière » sur Malone où chaque personnage semble trouble « va révéler en elle des choses personnelles avec un petit à protéger ». Balançant entre suspens, comédie et onirisme et portée par une interprétation impeccable, Maman a tort, minisérie qui n’est pas exempte de défauts (musique et gros plans inquiétants…) réussit à happer grâce à la mécanique du récit inéluctable de Michel Bussi.