VIDEO. Series Mania: «Succession», le féroce nouveau fleuron de HBO

COUP DE CŒUR Votre prochaine série préférée se trouve peut-être parmi les 77 séries présentées dans la sélection du Festival Series Mania…

Anne Demoulin

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Jeremy Strong (Kendall Roy) et Brian Cox (Logan Roy) dans la série «Succession».
Jeremy Strong (Kendall Roy) et Brian Cox (Logan Roy) dans la série «Succession». — Home Box Office, Inc. All rights reserved. HBO

En panne de séries ? Votre prochaine fiction préférée se trouve peut-être dans la sélection du Festival Series Mania, qui se déroule à Lille jusqu’au 5 mai. Le drame familial féroce de  HBO, Succession, est le premier coup cœur de 20 Minutes parmi les quelque 77 séries sélectionnées par le directeur artistique de l'événement, Frédéric Lavigne, et ses équipes.

Succession, a été présenté en première mondiale à la cérémonie d’ouverture du festival ce vendredi. Ce drame féroce à l’accent britannique suit une famille new-yorkaise assise sur un empire médiatique de plusieurs milliards de dollars, au moment où le patriarche, Logan Roy (l’Ecossais Brian Cox, au sommet de son art), qui s’apprête à fêter ses 80 ans, laisse entendre à ses quatre enfants qu’il se retire des affaires. « On retrouve dans ce rôle des éléments du Roi Lear de Shakespeare », a commenté Brian Cox pour 20 Minutes.

« Plus une famille est riche, plus elle est dysfonctionnelle »

Pour Succession, le créateur britannique Jesse Armstrong s’est inspiré des « grands magnats de la presse comme l’Américain Sumner Redstone, le Britannique Robert Maxwell et l’Australien Rupert Murdoch ». Alors qu’il a promis la tête de son empire à son fils Kendall, Logan Roy se ravise. Ce changement d’avis aussi brutal qu’inattendu engendre une guerre entre les enfants et leur belle-mère, à qui Logan veut léguer une belle part du gâteau.

« Le pouvoir et l’argent symbolisent l’amour dans ses clans richissimes », commente Jesse Armstrong. Avec sa plume féroce et acide, il dessine le portrait cynique d’une famille dysfonctionnelle. « Toutes les familles le sont, mais plus une famille est riche, plus elle l’est », s’amuse-t-il. Derrière la caméra pour ce premier épisode, Adam McKay renoue avec l’ambition formelle et le rythme effréné de The Big Short. Probablement un des nouveaux fleurons de HBO, une saison 2 est déjà dans les tuyaux. Les guerres intestines chez les puissants auront rarement été aussi cyniques, malaisantes et passionnantes à suivre. Nul doute que Succession fera l’événement sur OCS en France cet été.