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avis controverséCatherine Deneuve prend la parole sur l’affaire Depardieu et sur le féminisme

Catherine Deneuve revient sur sa vision de l’affaire Depardieu et du féminisme

avis controverséDans un entretien au magazine « Society », Catherine Deneuve a défendu du bout des lèvres son ami Gérard Depardieu
L'acteur français Gérard Depardieu et l'actrice française Catherine Deneuve pendant le 10e Festival du film francophone d'Angoulême à Angoulême, dans l'ouest de la France, le 25 août 2017.
L'acteur français Gérard Depardieu et l'actrice française Catherine Deneuve pendant le 10e Festival du film francophone d'Angoulême à Angoulême, dans l'ouest de la France, le 25 août 2017.  - Yohan BONNET / AFP / AFP
Nathan Tacchi

N.T.

Dans une interview parue dans le dernier numéro du magazine Society, l’actrice Catherine Deneuve a défendu à demi-mot son ami de longue date Gérard Depardieu, accusé par 13 femmes de violences sexuelles et mis en examen pour des faits de viols et d’agressions sexuelles sur la comédienne Charlotte Arnould.

Dans un premier temps, Catherine Deneuve a été interrogée sur le féminisme, qu’elle trouve « très touchy, très délicat » avant d’ajouter : « Dieu sait que je suis féministe mais je trouve très choquant que lorsqu’un homme a eu un problème dans une relation avec une femme qui prétend avoir subi un comportement inapproprié, on parle immédiatement de ''viol'' ».

Interrogée par les journalistes du magazine sur ces « hommes que l’on qualifiait autrefois de ''gros dragueurs insistants'' » que l’on présenterait « aujourd’hui comme des ''prédateurs sexuels'' », l’icône française du cinéma a regretté que « des noms soient tout de suite, après une plainte, associés au mot ''viol'' dans la presse, je trouve ça choquant - que ce soit Gérard Depardieu, que j’aime beaucoup, ou un autre. »

« Je ne suis pas en train de minimiser ou nier »

« Je ne suis pas en train de minimiser ou nier que ça existe, évidemment que je soutiens absolument toutes les victimes, se défend Catherine Deneuve. Mais je note qu’avant, il y avait une certaine rigueur avec ce genre d’informations, alors que maintenant, elles tombent en flot continu dans les téléphones. »

En mémoire, Catherine Deneuve s’était illustrée en 2018 en signant une tribune contre les « campagnes de délations » et « vague purificatoire » en plein mouvement MeToo à la suite de l’affaire Weinstein : « Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n’est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste. » « Une fièvre à envoyer les "porcs" à l’abattoir, qui loin d’aider les femmes à s’autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires », pouvait-on lire à l’époque dans la tribune.

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