Alors que son deuxième procès continue, les témoignages contre R. Kelly font froid dans le dos

HORREUR Déjà condamné pour trafics sexuels et pédophilie, le chanteur est à nouveau au cœur d’un procès où les témoignages s’enchaînent, tous aussi bouleversants

20 Minutes avec agences
Le chanteur R. Kelly
Le chanteur R. Kelly — Roger Wong/INFphoto.com/Cover Images

Après quatre jours de procès à Chicago contre R. Kelly, les témoignages s’enchaînent, tous aussi glaçants. Mais le dernier en date risque de faire particulièrement mal à la défense du chanteur. La filleule de la star du R&B est passée à la barre ce jeudi, et elle a raconté en détails les violences sexuelles auxquelles l'interprète de I Believe I Can Fly l'a soumise.


Aujourd'hui âgée de 37 ans, celle qui n'est connue que sous le pseudonyme de Jane a expliqué qu'elle avait commencé à avoir des relations sexuelles avec son « parrain » à partir de 14 ans. D'après la Chicago Tribune, qui relaie le procès, R. Kelly se serait filmé en train d'avoir des relations sexuelles orales avec l'adolescente, lui aurait servi du champagne, avant de lui demander de répéter que ses parties génitales « avaient 14 ans » et de lui uriner dessus.

Derrière les barreaux

La témoin affirme que d'autres preuves vidéo existent, dans lesquelles R. Kelly lui donne de l'argent avant de la forcer à avoir des relations sexuelles dans son jacuzzi. Interrogée par le procureur sur la raison pour laquelle la star lui a donné de l'argent, la témoin s'effondre alors, à la barre, et répond en larmes : « Parce que si quelqu'un voyait la vidéo ou si elle était publiée pour une raison quelconque, il dirait que j'étais une prostituée », a-t-elle expliqué.

Difficile d'imaginer comment R. Kelly peut ne pas sortir de ce procès avec la peine maximale, alors que d'autres témoins, des femmes mineures à l'époque où R. Kelly les a agressées, doivent elles aussi témoigner. Les jurés auront également accès à des vidéos où il a des relations sexuelles avec des mineures. Déjà condamné à 30 ans de prison lors d'un premier procès à New York, celui de Chicago devrait plus que doubler les années qu'il devra passer derrière les barreaux... ou plutôt garantir qu'il finisse ses jours en détention.