L'avocat de Britney Spears accuse ses anciens managers d'avoir contribué à sa mise sous tutelle pour s'enrichir

PROCES L'ancien manager de la star aurait agi avec le soutien de Jamie Spears, le père de la star

20 Minutes avec agences
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La chanteuse Britney Spears
La chanteuse Britney Spears — Karl Larsen/INFphoto.com/Cover Images

A qui a profité le crime ? Dans le cas de la tutelle de Britney Spears, et selon l’avocat de la chanteuse, c’est du côté de Tri Star Sports and Entertainment Group qu’il faut regarder. Mathew Rosengart, qui mène au nom de sa cliente une croisade contre tous les groupes ou individus qui se sont servis du nom de la popstar pour s’enrichir pendant sa tutelle, est revenu à la charge avec de nouvelles allégations, dévoilées par Variety et le Hollywood Reporter.

Des documents judiciaires déposés par l’avocat affirment en effet que les managers de Britney Spears, qui ont officié entre 2008 et 2020, ont directement été impliqués dans la création de la procédure de tutelle, et que cette décision leur avait, de manière directe ou indirecte, rapporté pas moins de 18 millions de dollars.

Rôle flou

Mathew Rosengart affirme par ailleurs que c’est grâce au soutien de Jamie Spears, le père de l’artiste, que Tri Star s’est enrichi.

« Tri Star, Lou Taylor et Robin Greenhill ont tous nié que Tri Star ait été impliqué dans la création de la mise sous tutelle. Tri Star a affirmé à l’époque "Au moment où la mise sous tutelle a été établie par ce tribunal au début de 2008, Tri Star n’avait aucun rôle dans les affaires de Mme Spears". Mais ces démentis de Tri Star et de ses représentants sont faux. Tri Star a touché plus de 18 millions de dollars de cette tutelle qu’elle a contribué à créer », peut-on lire dans les documents.

Tri Star, de son côté, nie en bloc les allégations du camp de Britney Spears. « Comme toutes les preuves le montrent clairement, la tutelle a été mise en place sur la recommandation d’un conseiller juridique, et non de Tri Star, et approuvée par la Cour pendant plus de 12 ans. En fait, Tri Star n’était même pas le gestionnaire des affaires de la tutelle lorsqu’elle a été établie. Des extraits de courriels choisis au hasard ne peuvent pas changer les faits, c’est pourquoi cette absurdité prendra fin une fois pour toutes lorsque les documents seront descellés », affirme Scott Edelman, l’avocat de la société de gestion des stars.