Meghan Markle demande aux hommes de lutter aux côtés des femmes après l’interdiction de l’IVG aux Etats-Unis

FEMINISME L’interdiction de l’IVG aux Etats-Unis « a des conséquences qui nous impactent tous »

Caroline Madjar (Cover Media)
L'ancienne actrice Meghan Markle
L'ancienne actrice Meghan Markle — John Rainford/Cover Images

La révocation de l’arrêté de 1973 Roe v. Wade par la Cour suprême des Etats-Unis a donné la possibilité à chaque Etat américain d’interdire l’interruption volontaire de grossesse. Une décision contre laquelle Meghan Markle, entre autres, compte bien lutter pour plusieurs raisons qu’elle a détaillées lors d’un entretien croisé avec la journaliste féministe Gloria Steinem. Et c’est un combat qui ne pourra pas se faire sans les hommes.

Lors de cette interview menée par la journaliste politique Jessica Yellin pour Vogue, elles ont expliqué pourquoi « les hommes doivent faire entendre leur voix » lorsque les droits des femmes sont attaqués. « Il s’agit de décisions qui affectent les relations, les familles et la communauté au sens large. Ce sont les femmes qui sont ciblées, mais les conséquences nous impactent tous », a déclaré Meghan Markle.

Une question de société

La duchesse de Sussex a confié que sa réaction à la décision de la Cour suprême des Etats-Unis avait été « gutturale » tout comme celle du prince Harry. « Mon mari et moi en avons parlé ces derniers jours. Il est aussi féministe. (…) Je sais que pour tellement de femmes en ce moment, il y a un sentiment de désespoir. Mais, encore une fois, nous devons avancer ensemble et non nous apitoyer », ajoute la mère d’Archie et Lilibet.

Fidèle à ses convictions, Meghan Markle a également rappelé que ce combat était « une question de justice économique, d’autonomie individuelle et de qui nous sommes en tant que société ». Et d’insister sur l’importance « d’avoir le choix » et non d’être « forcé de prendre une décision qu’on ne souhaite pas ou est dangereuse, ni mettre sa santé en péril ». « Ce moment demande de l’unité, de vraiment écouter les gens et de comprendre que la Constitution a été écrite à une époque où les femmes étaient des citoyennes de seconde zone. Nous ne le sommes pas. Certaines choses doivent changer », conclut Meghan Markle.