Magali Berdah accuse Booba de cyberharcèlement et porte plainte

CYBERHARCELEMENT Le rappeur s'en prendrait à elle depuis plusieurs mois, lui rendant la vie impossible

20 Minutes avec agences
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L'agent de stars de la téléréalité Magali Berdah
L'agent de stars de la téléréalité Magali Berdah — Sebastien Fremont / Starface

Magali Berdah n’a plus le choix. Victime de ce qu’elle décrit comme une campagne de cyberharcèlement de la part du rappeur Booba, l’agente des stars de la téléréalité a décidé de répondre par la voie judiciaire. Annonçant qu’elle déposait plainte contre le Duc de Boulogne, elle a accepté de lever le voile sur le calvaire qu’elle dit vivre depuis des mois, l’artiste lui reprochant notamment d’être « une menace pour les jeunes ».

« Je suis dépassée par les événements, dépitée et dans une extrême détresse. Je n’ai aucun autre recours que la justice », explique-t-elle au Parisien. La papesse de la téléréalité déplore également n’avoir reçu aucune réponse des réseaux sociaux, évoquant notamment le responsable d’Instagram, qui « ne répond pas » parce qu’il est « au Festival de Cannes ».
La mère de famille, qui explique ne faire « que pleurer » et ne plus dormir, ajoute avoir « peur pour mes filles quand elles sortent dans la rue ». « Booba s’amuse, mais dehors, il y a des détraqués », a-t-elle ajouté.

Magistrats pas assez formés

L’avocate de Magali Berdah, Anouck Aragones, est elle aussi dépitée. Elle estime que même si les cyberharceleurs sont dénoncés, ils ne risquent rien, et la raison est simple. « Les magistrats ne sont pas assez formés, et la législation n’est pas assez dure, les procédures sont trop longues. Les cyberharceleurs ne risquent que des amendes, et ils s’en moquent », détaille-t-elle au quotidien.

Résident américain, Booba n’a manifestement que faire des plaintes devant la justice française. Sur Twitter (seul réseau où il est encore présent, depuis qu’il s’est fait bannir d’Instagram), où il est suivi par 5 millions de fans, le rappeur a répliqué, se défendant de harceler son accusatrice, mais répétant sans cesse qu’il s’agit d’une « manipulatrice diabolique » qui fait de la « victimisation » et « ment » à qui veut bien l’entendre.