Accusée d’entretenir un environnement de travail toxique sur le plateau d’« Euphoria », HBO se défend

TOURNAGE Si la chaîne admet que les conditions de tournage peuvent être exigeantes, elle rappelle qu’aucune plainte formelle n’a été déposée

20 Minutes avec agences
L'actrice Zendaya dans un extrait de la saison 2 de la série «Euphoria»
L'actrice Zendaya dans un extrait de la saison 2 de la série «Euphoria» — Landmark/Starface

Le mois dernier, des rumeurs ont éclaté faisant état d’un environnement de travail toxique sur le plateau d’Euphoria. En effet, d’après le Daily Beast, des membres du casting secondaire de la série à succès de HBO se seraient rapprochés du syndicat d’acteurs SAG-AFTRA pour se plaindre de conditions de tournage problématiques.

Au nombre des reproches, des soucis dans la distribution des repas, l’accès aux toilettes et, surtout, des journées de travail pouvant atteindre 15 à 17 heures. Depuis, HBO s’est défendue sans pour autant démentir les faits avancés.

« Le bien-être des acteurs et de l’équipe de nos productions est toujours une priorité absolue. La production était en pleine conformité avec toutes les directives de sécurité et les protocoles syndicaux. Il n’est pas rare que les séries dramatiques aient des tournages complexes, et les protocoles COVID y ajoutent une couche supplémentaire », a avancé le réseau dans un communiqué relayé par Variety, soulignant qu’aucune plainte formelle n’avait été portée à leur attention ou celle du syndicat.

Des souffrances justifiées ?

Au moment de la diffusion de ces rumeurs, dans la foulée du final de la seconde saison d’Euphoria, Jacob Elordi n’avait pas hésité à défendre la production. Pour l’acteur, qui incarne Nate Jacobs dans la série, la rudesse des conditions de tournage n’a rien de problématique, bien au contraire.

« Bien que vous ne deviez pas souffrir, pour moi, il est très important de travailler dur. Chaque heure que j’ai personnellement consacrée à ce plateau, je peux la voir quand je regarde la série, et je peux la sentir quand je marche dans la rue et que les gens adorent la série. Donc pour moi, travailler de nombreuses heures est la plus grande joie », a-t-il expliqué à Variety.

Mais si ce discours est audible de la part d’un des premiers rôles de la série dont la rémunération justifie largement chaque goutte de sueur, on peut comprendre qu’une journée de 17 heures soit moins facile à encaisser pour un comédien secondaire payé au minimum syndical.