Une enquête révèle que le prince Harry et Meghan Markle ont été victimes d'une campagne de haine monétisée

CYBER-HARCELEMENT Les responsables auraient empoché pas moins de 500.000 dollars en revenus publicitaires via les réseaux sociaux

20 Minutes avec agences
— 
La duchesse et le duc de Sussex, Meghan et Harry
La duchesse et le duc de Sussex, Meghan et Harry — John Rainford/Cover Images

Il fait désormais peu de doute que le prince Harry et Meghan Markle ont fait l’objet d’une campagne de haine organisée à but lucratif. Ce sont les conclusions d’un rapport publié par le service d’analyse de données  Bot Sentinel en début de semaine.

D’après ce document, plusieurs comptes ont été créés à la seule fin de cibler le couple princier de manière coordonnée sur différentes plateformes dont Twitter et YouTube. Trois comptes baptisés YankeeWally, MurkyMeg et According2taz se détachent du lot. Ils ont servi à créer des « vidéos YouTube de piètre qualité visant Harry et Meghan » en 2019. Ces vidéos ont en tout cumulé plus de 70 millions de vues pour des revenus publicitaires estimés à près de 500.000 dollars.

Des effets durables

« Le trio a créé des vidéos haineuses et en grande partie mensongères pour monétiser des théories du complot concernant Harry et Meghan », tout en les relayant sur Twitter via une multitude de faux comptes en majorité suspendus par le réseau social depuis.

« Leurs efforts leur ont permis d’interagir avec des journalistes et des spécialistes de la famille royale qui ont ensuite, dans certaines circonstances, amplifié les mensonges », poursuit le rapport.

Si l’on peut considérer que cette campagne de désinformation haineuse est désormais terminée, on peut supposer qu’elle aura eu un effet durable sur l’image du couple princier qui a choisi d’abandonner ses prérogatives royales en mars 2020. Le prince Harry est depuis en conflit avec sa famille alors qu’il essaye d’obtenir une  protection policière lors de ses venues au Royaume-Uni, qu’il souhaite payer lui-même. En effet, d’après son représentant, les Sussex seraient la cible de « menaces extrémistes et néonazies ».