Jean Roch dénonce la fermeture des discothèques pour les fêtes de fin d’année

BAMBOCHE Le patron du VIP Room demande au gouvernement pourquoi les lieux de fête doivent fermer quand les meetings de campagne sont autorisés

Caroline Madjar (Cover Media)
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Le patron du VIP Room, Jean Roch
Le patron du VIP Room, Jean Roch — Serge Arnal / Starface

Jean Roch est hors de lui depuis les nouvelles annonces du gouvernement Castex. Pour prévenir la propagation du variant Omicron, le Premier ministre a décidé la fermeture des boîtes de nuit. Une annonce faite ce lundi et effective vendredi, soit à deux semaines des fêtes de fin d’année. Pour les responsables de discothèque, cela signifie annuler toutes les commandes et rembourser les réservations. Pour les serveurs et autres extras, c’est un emploi de perdu.

« Quinze jours avant, il faut rembourser les clients du Nouvel An, rembourser les fêtes de fin d’année. Une semaine d’ouverture était prévue (au VIP Room de Saint-Tropez), les équipes étaient concentrées à fond sur cette période-là, elles n’ont pas pris de postes dans d’autres endroits, notamment à l’étranger, on les encourage à faire ce métier en France. Je ne sais pas quel est l’avenir des gens qui font ce métier. Je ne sais pas si ce métier a un avenir tout court », a déclaré Jean Roch aux caméras de BFMTV.

Deux poids, deux mesures

D’autant que, comme il le rappelle, les boîtes de nuit ne sont pas les seuls endroits à rassembler du public. Jean Roch a ainsi fait référence au meeting d’Eric Zemmour, notamment, où 12.000 personnes se sont rendues, très peu portant un masque, sans respect des gestes barrière et où aucun pass sanitaire n’était exigé.

« La question que je me pose : que se passe-t-il quand il y a des meetings politiques comme le week-end dernier ? Quelle est la différence avec les clubs ? Aucun club ne fait 10.000, 15.000 personnes nulle part et la campagne (électorale) ne va pas s’arrêter pour autant. (…) Les politiciens ont le droit de faire 10.000 à 15.000 personnes pour leur électorat et nous, on n’a pas le droit de faire venir 300 à 400 personnes dans les clubs », tonne-t-il.

Le sentiment qui anime celui qui fait vivre les nuits parisiennes et tropéziennes depuis plusieurs décennies ? « Nous sommes les punis de l’histoire. (…) C’est humainement impossible de continuer à faire cette profession, c’est une profession de philanthrope, surtout que systématiquement, le clubbing est frappé en premier par les interdictions », déplore Jean Roch.