« Quotidien » : Orelsan réagit à la phrase d’Emmanuel Macron qui le décrit comme « un sociologue »

POLI-ZIC Interrogé dans « Quotidien », Orelsan se demande si Emmanuel Macron ne veut pas « gratter son buzz »

C.R.
— 
Orelsan sur le plateau de « Quotidien » le 3 décembre 2021
Orelsan sur le plateau de « Quotidien » le 3 décembre 2021 — Capture d'écran/TMC

Emmanuel Macron est-il vraiment fan d’Orelsan ? Il y a deux jours, Libération révélait que le chef de l’Etat avait visiblement apprécié L’odeur de l’essence, premier single du nouvel album du rappeur. « C’est bien vu. C’est quand même quelqu’un qui dépeint la société comme un sociologue », aurait dit le président de la République après avoir écouté ce titre dans lequel le chanteur critique notamment les extrêmes mais aussi le pouvoir politique.

Interrogée sur cette petite phrase dans Quotidien, Orelsan se pose une question : « Est-ce qu’il n’essaierait pas de gratter mon buzz, un petit peu ? », provoquant les rires autour de la table. Dans L’Odeur de l’essence, Orelsan exprime notamment que « si le Président remporte la moitié des voix, c’est que les deux tiers de la France en voulaient pas » ou que « tous nos leaders ont échoué, ils seront détruits par la bête qu’ils ont créée. » Sur le plateau de l’émission de TMC, Orelsan est dubitatif. « Je pense qu’il n’a pas écouté tout l’album », sourit-il.

« Je crois même que je n’y connais rien en politique »

Le rappeur enchaîne ensuite sur la portée symbolique de la pochette de son album, sur laquelle il apparaît devant un drapeau hissé en haut d’un bâtiment. « Souvent, vu qu’il y a un drapeau, on a l‘impression que je suis en train de présenter un programme politique mais je me vois plus comme un peintre qui exprime des sentiments », explique-t-il.

« Depuis le début, on essaye de me faire dire des trucs, de me mettre dans un camp ou dans un autre. Quand on fait de la musique, il y a souvent des gens qui vont venir essayer de vous récupérer et c’est toujours un peu bizarre parce que je ne me vois pas dans un camp. Je crois même que je n’y connais rien en politique », conclut Orelsan. Pas sûr qu’il lance une invitation à Emmanuel Macron pour venir à l’un de ses concerts à l’Accor Arena, salle où il se produira à cinq reprises dans le cadre de sa tournée en mars prochain.