Yann Moix relaxé après les poursuites pour diffamation de son frère

JUSTICE Le tribunal correctionnel de Paris a mis un terme au règlement de compte judiciaire entre Alexandre et Yann Moix

20 Minutes avec AFP
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L'écrivain et réalisateur Yann Moix
L'écrivain et réalisateur Yann Moix — © C8/Stephane GRANGIER

L’écrivain et réalisateur Yann Moix a été relaxé vendredi après les poursuites de son frère cadet Alexandre, qui l’accusait de diffamation pour des propos tenus à la télévision. Le tribunal correctionnel de Paris a débouté le plaignant, lui aussi écrivain et réalisateur, qui reprochait à son frère de l’avoir qualifié, lors d’une émission sur C8 fin 2019, de « proche de groupuscules néonazis » et de victime d’un « drame psychiatrique », « interné ».

Lors du procès le 15 octobre, le procureur avait estimé qu’un seul propos était éventuellement condamnable : celui où Yann Moix affirmait que son frère avait pris « des psychotropes lourds pendant de nombreuses années ». Lors de son réquisitoire, il avait suggéré que les différentes offenses soulevées dans la procédure relevaient peut-être de l’injure publique plutôt que de la diffamation.

Seul présent à l’audience parmi les deux frères, Alexandre Moix avait expliqué qu’il n’avait jamais eu d’activité politique, contrairement à Yann qui a reconnu des écrits antisémites remontant au début années 1990. Le plaignant avait également réfuté la gravité des problèmes psychiatriques allégués par Yann Moix, reconnaissant un simple épisode de dépression dû aux brimades de son frère.

Joute oratoire au tribunal

Les deux hommes se vouent une rancœur très tenace. Chacun reproche à l’autre de nuire à sa réputation personnelle par des attaques verbales régulières. Yann Moix avait écrit au tribunal une lettre justifiant son refus de se présenter. Il y qualifiait son frère d'« homme dangereux » qu’il préférait éviter à tout prix.

Quant à Alexandre Moix, il avait témoigné à la barre des sévices infligés par son frère lors d’une « enfance terrible » et de formes de harcèlement à l’âge adulte. « Mon frère n’aime pas ma présence sur Terre » et « je demande à la justice aujourd’hui de faire en sorte qu’il cesse de nuire à ma carrière, à ma famille », avait-il clamé.