Miramax poursuit en justice Quentin Tarantino à propos des NFT de « Pulp Fiction »

NFT La société cofondée par Harvey Weinstein et le réalisateur affirment chacun avoir les droits

Caroline Madjar (Cover Media)
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Le réalisateur Quentin Tarantino
Le réalisateur Quentin Tarantino — Ik Aldama/DPA/Cover Images

Si Harvey Weinstein est en prison, condamné pour viol, la société qu’il a cofondée avec son frère Bob existe toujours et n’est visiblement pas ravie du nouveau projet de Quentin Tarantino. Le réalisateur a récemment annoncé qu’il préparait une surprise pour les fans de son film culte, Pulp Fiction. Ces derniers pourront en effet se procurer, sous forme de jetons non fongibles (NFT), des séquences inédites du long-métrage sous la bannière Tarantino NFT Collection. D’après le distributeur, il n’en a aucun droit et la société lui a donc fait parvenir une lettre de mise en demeure, relayée par le Hollywood Reporter.

« La conduite de Tarantino a forcé Miramax à engager cette plainte contre un collaborateur de valeur afin d’assurer, de préserver et de protéger ses droits sur la propriété intellectuelle et contractuelle de l’un des films de son catalogue les plus iconiques », peut-on lire.

Autre époque

La société estime que le projet du cinéaste pourrait « induire en erreur » d’autres personnes à « croire qu’ils ont le droit de faire des offres et des accords similaires, quand, en fait Miramax possède les droits nécessaires pour développer et vendre des NFT liés à son grand éventail de films ».

L’avocat de Quentin Tarantino a, de son côté, certifié que son client agissait dans le respect des « droits réservés » dont il dispose. Néanmoins, comme le note le Hollywood Reporter, il va être compliqué de savoir où s’arrêtent ces fameux « droits réservés », sachant que le contrat date du début des années 90, une époque où, de fait, les jetons non fongibles n’existaient pas.