« Pandora Papers » : De Shakira à Elton John, les stars s’y connaissent en optimisation fiscale

FISCALITE Le mannequin Claudia Schiffer et l’ancien Beatles Ringo Starr sont aussi épinglés par l’enquête mondiale menée par le consortium de journalistes ICIJ

20 Minutes avec agences
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La chanteuse Shakira
La chanteuse Shakira — San Francisco Chronicle / Polaris/Starface

Les stars savent être généreuses quand il le faut, mais payer l’intégralité de leurs impôts comme n’importe quel citoyen semble être plus compliqué. Si l’on en croit l’enquête mondiale menée par les journalistes du ICIJ (International Consortium of Investigative Journalists), qui regroupe des reporters du Monde, du Guardian ou encore du Washington Post et de El Pais, certaines célébrités placent leur fortune sur des comptes offshore. L’ancien Beatles Ringo Starr, la mannequin Claudia Schiffer, ou encore les chanteurs Elton John et Shakira (qui intéresse le fisc espagnol depuis quelques années déjà) sont tous cités dans les Pandora Papers.

Cette nouvelle enquête s’est intéressée à l’optimisation fiscale – qui n’est pas une pratique illégale mais questionne sérieusement la moralité de ceux qui en profitent. Les 600 journalistes ont pu consulter 12 millions de documents confidentiels de 14 sociétés financières qui exercent dans 38 juridictions différentes à travers le monde, comme l’explique Le Monde. Une suite des Panama Papers qui se basait sur la fuite de documents de la firme d’avocat Mossack Fonseca.

Un système prospère

Selon ces documents, les stars citées ont placé leur argent dans des sociétés-écranS basées dans des paradis fiscaux, comme les îles Vierges britanniques, les Bahamas ou encore le Panama. En passant par ces structures, les revenus échappent à la taxation du pays de résidence des célébrités. Les avocats de Shakira et de Claudia Schiffer ont fait savoir que leurs clientes étaient en règle et payaient leurs impôts comme tout le monde.

Les Pandora Papers sont la douzième enquête, depuis 2013 et les Offshore Leaks, sur ces paradis fiscaux par lesquels transitent 7.900 milliards d’euros d’actifs, d’après les estimations, en 2017, de l’économiste Gabriel Zucman. Ouvrir un compte offshore coûte « entre 2.000 et 25.000 dollars ». Optimiser son patrimoine dans un paradis fiscal évite également les poursuites judiciaires d’aboutir. Ainsi, on y croise des noms du grand banditisme, comme l’un des cadres de la Camorra Raffaele Amato, et des responsables politiques, à l’image de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair et sa femme Cherie.