Elliot Page crédite le film « But I’m a Cheerleader » pour l’avoir aidé à surmonter la « honte » d’être transgenre

LGBTQ+ Le film de 1999 traite des thérapies de conversion qui affirment « soigner » de l’homosexualité

20 Minutes avec agences
— 
L'acteur Elliot Page
L'acteur Elliot Page — Zuma / Starface

Pour Elliot Page, le film de 1999, But I’m a Cheerleader, qui aborde la problématique des thérapies de conversion, a été d’une grande aide dans la construction de son identité. Pour l’acteur qui a fait son coming out transgenre en janvier dernier, ce fut une source d’identification indispensable à un moment où le sentiment de solitude et d’incompréhension dominait son existence.

« Je sais que sans les différentes sources de représentations sur lesquelles je suis tombé enfant et adolescent – il n’y en a pas eu beaucoup – je ne sais pas si je m’en serais sorti. Je ne sais pas si j’aurais pu traverser les moments d’isolement, de solitude, de honte et de détestation de moi qui étaient si extrêmes, puissants et omniprésents qu’il était difficile de voir au-delà », a déclaré la star de Juno lors de son discours de récipiendaire de l’Achievement Award qui lui a été décerné dimanche dernier lors de l’Outfest, le festival intentionnel du film LQBTQ.

La séance de zapping qui a tout changé

« Et puis, vous savez, à 15 ans, vous zappez à la télé et vous tombez sur But I’m a Cheerleader et les dialogues de ce film, ses scènes, transforment votre vie », a continué Elliot Page dans ce discours relayé par Variety.

But I’m a Cheerleader raconte l’histoire d’une lycéenne qui est envoyée dans une thérapie de conversion par ses parents qui la suspectent d’être gay. Une fois là-bas, elle finit par tomber amoureuse d’une de ses camarades.