Universal va ressusciter « Waterworld » sous forme de série télé

CINEMA Le film de 1995 avec Kevin Costner reste l'un des plus gros naufrages de l’histoire du cinéma

20 Minutes avec agences
— 
L'acteur Dennis Hopper dans Waterworld (1995)
L'acteur Dennis Hopper dans Waterworld (1995) — Universal Pictures / PHOTOFEST / VISUAL Press Agency

Universal aurait l’intention de produire un reboot de Waterworld en format série. C’est en tout cas ce qu’ont annoncé John Davis et John Fox, les producteurs du film de 1995, lors d’un entretien accordé à Collider.

Si le projet n’en est qu’à ses balbutiements, la série se déroulerait 20 ans après la fin du métrage en reprenant les mêmes personnages luttant pour leur survie dans un monde englouti où les glaciers ont fondu. Enfin, les deux associés pensent à Dan Trachtenberg à qui l’on doit 10 Cloverfield Lane pour la réalisation. C’est en tout cas un projet d’emblée audacieux quand on sait l’immense catastrophe qu’avait été le blockbuster avec Kevin Costner.

L’histoire d’une démesure

S’il y a un bien un naufrage qui a marqué le box-office dans les années 1990, c’est celui de Waterworld. A l’époque, le budget du film avait explosé à cause d’une multitude de problèmes de production, dont une tempête qui avait ravagé les décors du film installés au large des côtes d’Hawaï, atteignant un montant de 175 millions de dollars. Un record pour l’époque. Mais au moment du grand saut dans les salles obscures, le métrage avait fait un four, mettant plusieurs semaines ne serait-ce qu’à se rembourser avant de générer à peine 100 millions de dollars de profit, entraînant avec lui la carrière de Kevin Costner et de la plupart des personnes impliquées dans la production. Un véritable cas d’école qui allait ensuite pousser les productions à favoriser les décors de synthèse en studio au lieu d’opter pour la fabrication grandeur nature.

Mais à plus de 25 ans de distance, Waterworld semble résonner tout particulièrement avec notre présent tandis que les effets du changement climatique n’ont plus rien de fictif. C’est au final l’histoire d’une double démesure et d’un double fiasco, puisque la société dévastée et rongée par le sel marin de Waterworld représente précisément le futur de celle qui avait dépensé sans compter et en dépit du bon sens pour produire ce film.