Snapchat : Nabilla paie 20.000 euros d’amende pour « pratiques commerciales trompeuses »

RESEAUX SOCIAUX La star de téléréalité devenue influenceuse n’a pas respecté les règles concernant les vidéos promotionnelles sur la plateforme

M.F avec AFP
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L'influenceuse Nabilla condamnée à payer une amende de 20.000 euros, après avoir été épinglée par la Répression des fraudes.
L'influenceuse Nabilla condamnée à payer une amende de 20.000 euros, après avoir été épinglée par la Répression des fraudes. — Valery HACHE / AFP

Il faut le dire quand on fait de la pub pour une marque. Un « oubli » qui a coûté cher à Nabilla Benattia-Vergara. L’influenceuse a en effet accepté de verser une amende de 20.000 euros, après avoir été épinglée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ( DGCCRF).

Les faits remontent à 2018. A cette époque la vedette de téléréalité publie une story sur le réseau social Snapchat dans laquelle elle met en avant la gratuité d’un service proposé par un site boursier et des perspectives de gains importants. A aucun moment Nabilla ne précise qu’elle a été rémunérée pour cela.

Tromperie des abonnés

« Le défaut d’indication du caractère publicitaire de sa publication (par un logo ou une mention orale ou écrite par exemple) constitue une pratique commerciale trompeuse à l’encontre de ses abonnés qui peuvent croire à tort que la promotion de l’influenceuse résulte d’une expérience personnelle positive désintéressée », souligne la Répression des fraudes dans un communiqué publié mercredi.

L’amende transactionnelle, qui prend en compte le bénéfice tiré de cette opération, a été « proposée et acceptée » par Nabilla Benattia-Vergara, avec l’accord du procureur de Paris, à l’issue d’investigations menées par le service national des enquêtes de la DGCCRF.

« Une incidence significative »

La direction, qui dépend du ministère de l’Economie, souligne que d’autres enquêtes sont en cours dans ce domaine, alors que les marques sont de plus en plus nombreuses à solliciter des influenceurs sur les réseaux sociaux pour faire la promotion de leurs produits ou de leurs services.

« Les publications des influenceurs sur les réseaux sociaux sont (…) susceptibles d’avoir une incidence significative sur le comportement économique des personnes qui les suivent et ne doivent donc pas tromper les consommateurs », insiste la DGCCRF dans son communiqué.