Montpellier : Andréa Baeza, étudiante en médecine, une Miss avec « la tête sur les épaules »

CONCOURS La jeune femme a décroché ce titre tant prisé, qui la qualifie pour la demi-finale de Miss Languedoc-Roussillon

Nicolas Bonzom

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Andrea Baeza, Miss Montpellier 2021
Andrea Baeza, Miss Montpellier 2021 — N. Bonzom / Maxele Presse
  • Andréa Baeza, 23 ans, a été sacrée Miss Montpellier 2021.
  • La jeune femme, étudiante en quatrième année de médecine, est qualifiée pour la demi-finale de Miss Languedoc-Roussillon, qui aura lieu le 26 juillet à Castelnaudary.
  • Ce n’est pas la première fois qu’elle participe à une telle élection : Andréa Baeza avait été élue Miss Nîmes, en 2018, et avait mis son titre au profit de plusieurs causes.

Andréa Baeza est une étudiante en médecine, comme les autres. Ou presque. Cette jeune femme de 23 ans, a été couronnée samedi Miss Montpellier 2021, parmi neuf autres prétendantes à cette élection particulièrement prisée : ces dernières années, bon nombre de lauréates à cette élection ont eu la lourde charge de représenter la région à Miss France (en 2009, en 2010, en 2012, en 2014 et en 2016).

« Je ne m’y attendais pas, je suis ravie, sourit la Montpelliéraine. La quatrième de médecine, c’est beaucoup, beaucoup de travail. Alors, ça fait du bien de vivre une aventure à côté, qui change un peu les idées. Et j’ai hâte de la suite ! » La suite, c’est le 26 juillet prochain. La jeune femme sera à Castelnaudary, pour la demi-finale de Miss Languedoc-Roussillon. Avant la finale, le 31 juillet, à Beaucaire. Pour, peut-être, décrocher son ticket pour Miss France. Et tant pis pour les grognons, qui critiquent ce monde de paillettes. « Ce n’est pas facile d’avoir le courage de défiler, en talons, en maillot de bain, devant du public, de voyager, de rencontrer des gens, de sourire tout le temps, confie la jeune femme. Et au-delà, la miss a un véritable rôle à jouer. »

« Elle a la tête sur les épaules »

Illana Barry, Miss Languedoc-Roussillon 2020, qui a assisté à son sacre au Polygone, samedi après-midi, est « très heureuse que ce soit elle qui ait été élue ».

Elle a la tête sur les épaules, elle est en médecine, note Illana Barry. Comme quoi, les Miss, il n’y a pas que le physique qui compte, il y a aussi ce qu’il y a dans la tête. »

Ce n’est pas la première fois qu’Andréa Baeza concourt à une élection sous l’égide du comité Miss France. Elle avait notamment tenté, il y a quelques années, d’enfiler l’écharpe de Miss Beaucaire. « En 2015, et j’avais assisté à Miss Beaucaire, dans le public, confie-t-elle. La chorégraphe m’avait repérée, et m’avait conseillé de me présenter à une élection de Miss. Je n’avais pas encore 18 ans, je n’avais pas encore passé mon bac… Donc j’ai attendu l’été qui a suivi, après le bac, et je me suis présentée à Miss Beaucaire. Je n’ai rien eu, mais c’était une chouette expérience. »

La première année de médecine se profilant, la jeune femme a préféré mettre les Miss « entre parenthèses » et foncer tête baissée dans ses études. Puis les concours la rattrapent, et en 2018, elle est élue Miss Nîmes. Ses parents l’ont toujours soutenue dans ses aventures. « Ils comprennent que c’est, pour moi, une échappatoire », confie-t-elle. Notamment sa maman. « Elle m’a toujours poussée à le faire, note Andrea Baeza. Elle a été miss en Espagne, dans la région Aragon, elle adore ce milieu-là. »

« C’est une personne d’une gentillesse rare »

Son écharpe de Miss Nîmes, elle l’a mise au profit de plusieurs causes, notamment avec l’Etablissement français du sang, pour promouvoir le don de plasma. Ou l’association Ensangble 30, pour le don de moelle osseuse. « C’est une personne d’une gentillesse rare, très engagée sur ces sujets, elle s’est beaucoup impliquée, confie Antoine Courtin, le président d’Ensangble 30, qui, au-delà de sa mission de sensibilisation, finance des projets médicaux. C’est une très belle personne, et pas seulement physiquement. »

Les problématiques de santé animent Andrea Baeza depuis des années. La jeune femme espère pouvoir se spécialiser dans la chirurgie réparatrice, si ses études le lui permettent. « Je vais régulièrement réviser à la bibliothèque de la faculté de médecine, la plus ancienne au monde, dont on est très fier, confie la Montpelliéraine. Ça fait toujours bizarre que se dire que de grands chirurgiens sont passés par là. »