Binge drinking, dépression, thérapie... Le prince Harry dit tout

CONFESSIONS Si la mort de sa mère, Lady Diana, en 1997, l'a bouleversé, il allait déjà très mal depuis des années

20 Minutes avec agences

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Le prince Harry à l'enterrement de son grand-père, le prince Philip
Le prince Harry à l'enterrement de son grand-père, le prince Philip — Avalon / Starface

Le « silence » et la « négligence ». Voilà la réaction qu’ont eu les membres de la famille royale lorsque le prince Harry les a appelés à l’aide pour sortir de ses problèmes de santé mentale, d’après le duc de Sussex lui-même. Dans le premier épisode de The Me You Can't See, la docu-série qu’il a co-créée avec Oprah Winfrey et consacrée à la santé mentale, le petit-fils de la reine d'Angleterre se livre comme jamais auparavant sur les années difficiles qui ont suivi la mort de sa mère, la princesse Diana, en 1997, alors qu’il n’avait que 12 ans. Mais il révèle que même avant ce décès brutal et inattendu, il souffrait de troubles profonds.

« Les personnes blessées, de manière évidente, par leur éducation, leur environnement, ce qui leur est arrivé, ce à quoi elles ont été exposées, ce qu’elles ont vu – quoi que ce soit – si vous ne transformez pas tout ça, si vous ne le traitez pas, alors cela finit par sortir et de toutes sortes de manières différentes que vous ne pouvez pas contrôler », a confié le prince Harry à propos de son éducation et de ses premières années en tant que membre de la famille royale d’Angleterre.

Masquer quelque chose

Le prince Harry révèle aussi que pour tenter de s’évader du « cauchemar » qu’était devenue sa vie, il s’est mis à boire, plus que de raison. « J’étais prêt à boire, j’étais prêt à prendre des drogues, j’étais prêt à essayer et à faire les choses qui me faisaient me sentir moins comme je me sentais. Mais j’ai lentement pris conscience que je ne buvais pas du lundi au vendredi, mais que je pouvais probablement boire l’équivalent d’une semaine en une journée, un vendredi ou un samedi soir. Et je me retrouvais à boire, non pas parce que j’aimais ça, mais parce que j’essayais de masquer quelque chose… », a-t-il expliqué à Oprah Winfrey.

C’est grâce à Meghan Markle, son épouse, qu’il a fini par accepter de suivre une thérapie, une option qu’il n’avait jusqu’alors jamais envisagée. Mais il savait que s’il ne le faisait pas, il allait « la perdre ». « Quand elle a dit : "Je pense que tu as besoin de voir quelqu’un", c’était en réaction à une dispute que nous avions eue. Et dans cette dispute, sans le savoir, je suis redevenu le Harry de 12 ans », a-t-il confié.

Aujourd’hui, le duc de Sussex semble bien déterminé à ne plus rien cacher, au grand désespoir, sans doute, de l’équipe de communication de Buckingham Palace. Mais c’est selon lui le seul moyen d’avancer. « Les membres de ma famille m’ont dit de jouer le jeu et que ma vie serait plus facile. Mais j’ai beaucoup de ma mère en moi. J’ai l’impression d’être en dehors du système, mais j’y suis toujours coincé. Le seul moyen de se libérer et de s’en sortir est de dire la vérité », a-t-il lancé, comme un message à sa famille.