Laverne Cox et Selena Gomez signent une lettre ouverte pour soutenir les droits des personnes transgenres

DROITS CIVIQUES « Nous dénonçons la rhétorique et les efforts anti transgenres dont nous sommes témoins dans diverses industries », écrivent-elles dans cette lettre

20 Minutes avec agences

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L'actrice Laverne Cox
L'actrice Laverne Cox — AdMedia/Starface

Laverne Cox, Selena Gomez, Brie Larson, Julianne Moore ou encore Janelle Monae et Gabrielle Union. Toutes ces femmes se sont réunies pour la journée de la visibilité trans, qui se déroulait lors de la dernière journée du mois des droits des femmes, aux côtés de plusieurs centaines d’autres activistes et féministes, pour signer une lettre ouverte en soutien à la communauté trans et non-binaire, relayée par le LA Times.

« Les femmes et les filles transgenres ont fait partie intégrante de la lutte pour la libération des genres. Nous défendons cette vérité et dénonçons la rhétorique et les efforts anti transgenres dont nous sommes témoins dans diverses industries. Nous reconnaissons avec clarté et force que les femmes transgenres sont des femmes et que les filles transgenres sont des filles », peut-on lire dans la lettre, soutenue par l’association GLAAD, qui milite pour la représentation de la communauté LGBTQ + dans les médias.

Les signataires ajoutent : « Nous croyons que le fait d’honorer la diversité des expériences des femmes est une force, et non un préjudice pour la cause féministe. Nous méritons toutes et tous le même accès, les mêmes libertés et les mêmes opportunités. Nous méritons un accès égal à l’éducation, à l’emploi, aux soins de santé, au logement, aux loisirs et aux aménagements publics. Et nous devons respecter le droit de chaque personne à l’autonomie corporelle et à l’autodétermination. ».

Pour le futur

Cette déclaration intervient, précise le LA Times, alors que l’Arkansas est devenu le premier Etat américain à interdire l’accès aux soins de santé qui correspondent à leur genre (une des lois les plus sévères du pays, d’après la presse), et alors que le Dakota du Sud vient d’interdire aux athlètes trans de pouvoir être intégrés à des équipes qui correspondent à leur genre.

« Les vraies féministes ne souhaitent pas limiter l’identité d’une femme ou sa liberté d’être pleinement elle-même. Le fait de laisser libre cours à la rhétorique transphobe renforce également les efforts législatifs des politiciens anti-trans, qui dissimulent désormais leurs a priori sous un langage de protection ou de soutien aux femmes », s’insurgent les 465 femmes qui ont signé la lettre, refusant de devenir complices de ce genre de discours.

« Notre féminisme doit être indéfectiblement expansif afin de laisser la porte ouverte aux générations futures », conclut le texte.

La lettre ouverte est accessible sur le site de GLAAD.