Les accusations de Meghan et Harry plongent la monarchie britannique dans une nouvelle crise

MEGXIT Le petit-fils de la reine d’Angleterre et son épouse ont dévoilé les coulisses de la famille royale et c’est moins reluisant que les ors des palais

20 Minutes avec agences

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La reine d'Angleterre, Meghan Markle et le prince Harry
La reine d'Angleterre, Meghan Markle et le prince Harry — Royalfoto / News Pictures / Starface
  • Le duc et la duchesse de Sussex accusent des membres de la famille royale d’Angleterre de racisme
  • Meghan et Harry ont révélé le sexe de leur deuxième enfant
  • La princesse Diana était le fil conducteur de l’entretien

Oprah Winfrey avait promis une interview où aucun sujet ne serait laissé de côté, et c’est chose faite. Meghan Markle, puis le prince Harry ont fait des révélations fracassantes sur leur vie au sein de la famille royale d’Angleterre. Le fils du prince Charles a réitéré être parti pour « ne pas que l’histoire se répète » en référence à sa mère, Lady Diana, et c’est exactement dans la même crise que plonge Buckingham Palace après cet entretien-vérité, 26 ans après l’interview accordée par la princesse de Galles à Martin Bashir.

C’est tout d’abord Meghan Markle qui s’est assise avec Oprah Winfrey dans un somptueux jardin californien. Et pendant une heure, elle a remis les pendules à l’heure. A-t-elle fait pleurer Kate Middleton, la duchesse de Cambridge et future reine d’Angleterre à propos des robes des demoiselles d’honneur à son mariage, comme rapporté par les tabloïds ? « Non, c’est l’inverse », explique la duchesse de Sussex. Qui plus tard assure : « Ils (les Windsor) sont prêts à mentir pour protéger d’autres membres de la famille, mais ils ne sont pas prêts à dire la vérité pour me protéger moi et ma famille ». Une référence à peine voilée au prince Andrew, accusé d’avoir abusé d’une mineure envoyée par Jeffrey Epstein, avec qui il était ami, et jamais inquiété par la monarchie.

Racisme à la cour d’Angleterre

Meghan Markle a également expliqué avoir eu « envie de se suicider » et demandé de l’aide à la monarchie. Aide refusée par les employés des Ressources Humaines – les mêmes qui sont en charge d’une enquête contre elle à la suite d’accusations de harcèlement.

La duchesse de Sussex (qui garde son titre mais ne peut plus se faire appeler Altesse Royale) a également évoqué sa première grossesse et le principal questionnement de « certains membres de la famille » : quelle sera la couleur de peau de son enfant ? « Il y a eu des inquiétudes et des conversations sur combien sa peau serait foncée à la naissance », a déclaré l’ancienne actrice, née d’une mère noire et d’un père blanc. Elle a ensuite expliqué que son fils n’a pas de titre royal car le système de transmission a été changé juste avant sa naissance. Elle laisse le public se faire ses propres conclusions sur le timing choisi pour ce changement de règles. Des propos confirmés par le prince Harry qui a refusé de dire avec quel membre de la famille cette conversation a eu lieu, ni les détails. « C’était dérangeant et assez choquant », a-t-il simplement expliqué.

Aucun soutien du prince Charles

Meghan Markle n’a en effet nommé personne tout au long de son entretien, sauf lorsqu’il s’agissait d’avoir des mots gentils, comme pour Kate Middleton, qui l’a certes fait pleurer mais est « une bonne personne », ou encore la reine qu’elle adore. Et Elizabeth II est bien la seule personne qui trouve grâce aux yeux du couple. Une fois que le prince Harry a rejoint l’interview, les noms ont fusé. Lui n’a pas hésité à déclarer que son père, le prince Charles, ne prend plus ses appels depuis qu’ils ont quitté le Royaume-Uni. Pourtant, la reine et son successeur étaient au courant de leurs plans, bien en amont contrairement à ce qui a été dit dans les médias. Le prince Harry a également dit que son père et son frère, le prince William, sont « pris au piège » de l’institution monarchique. Piège dont il s’est pour sa part libéré en rencontrant Meghan Markle. De son côté, la future maman a accusé le palais de l’avoir « réduite au silence ». Seule éclaircie au cours de cet entretien-choc : les Sussex attendent une fille.

L’ombre de Diana

Cette interview a de nombreux parallèles avec les accusations portées, 26 ans plus tôt, par Lady Diana. Elle aussi a accusé la famille royale de mentir pour se protéger, de la réduire au silence et de ne pas prendre soin d’elle lorsqu’elle était au plus mal. Comment « La Firme » va se sortir de ce nouveau scandale ? En 1995, le prince Charles avait répondu aux accusations de son ex-femme en donnant sa propre interview. Le résultat avait été catastrophique pour l’image de la famille royale, tout comme lorsque le prince Andrew a choisi de se défendre, il y a deux ans, des accusations d’abus sexuels et de répondre sur ses liens avec Jeffrey Epstein à la BBC. L’unique porte de sortie pour Elizabeth II, s’en tenir à l’adage de la famille : « never complain, never explain », en attendant que l’orage passe.

L’intégralité de l’interview sera diffusée ce soir, sur TMC.