André Leon Talley est sous le coup d’une demande d’expulsion

MODE L’ancien rédacteur en chef de « Vogue » affirme être le propriétaire d’une propriété située près de New York, tout comme l’ancien PDG de Manolo Blahnik USA

20 Minutes avec agences

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Le journaliste de mode André Leon Talley
Le journaliste de mode André Leon Talley — Starface

A qui appartient la propriété de 11 chambres à White Plains, au nord de la ville de New York ? C’est la question à laquelle va devoir répondre la justice, puisque l’ancien éditorialiste de Vogue US, André Leon Talley, affirme posséder les lieux, tout comme l’ancien PDG de Manolo Blahnik USA, George Malkemus, et son époux, l’homme d’affaires Anthony Yurgaitis. Une affaire compliquée qui, comme le note le New York Times, reflète un des problèmes de l’ industrie de la mode : où s’arrête le business et où commence l’amitié lorsqu’on reçoit des largesses en « cadeau » pour compenser des salaires « faibles » ?

George Malkemus et Anthony Yurgaitis affirment avoir acheté cette propriété un million de dollars, André Leon Talley leur versant un « loyer » chaque mois – qui fluctue selon ses revenus d’après le quotidien américain – depuis 2004. Du côté du journaliste, il n’a jamais été question de « loyer » mais d’un « investissement ». En clair, le couple d’hommes d’affaires a avancé l’argent, qu’il leur rembourse chaque mois avec, à la clé, l’acte de propriété en son nom.

Problème de compréhension

Factures à l’appui, Andre Leon Talley assure avoir payé 955.558 dollars en plus de quelques travaux d’aménagements (12.000 dollars pour une nouvelle chaudière ou encore 30.000 dollars de toiture). Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Malkmus et Yurgaitis achetaient un bien en son nom lorsqu’il n’avait pas les fonds pour. L’ancien PDG de Manolo Blahnik avait payé de cette façon sa voiture (45.000 dollars) en 1999. Par ailleurs, le journaliste a donné à George Malkmus 120.000 dollars, qu’il considérait comme une avance pour la maison. Problème, comme le note le New York Times, sur le contrat, cette somme correspond au « dépôt de garantie » pour louer le bien.

Pour l’avocat des plaignants, « M. Talley a (…) énormément profité » des largesses de George Malkmus et Anthony Yurgaitis. André Leon Talley demande à la justice de confirmer qu’il est bien propriétaire des lieux, ou bien que ses deux anciens amis lui rendent son « investissement », avec les intérêts bien sûr.