« OpenLux » : Shakira citée dans l’enquête sur le système fiscal du Luxembourg

IMPOTS La chanteuse colombienne a aussi été épinglée l’année dernière par le fisc espagnol

20 Minutes avec agences
La chanteuse Shakira
La chanteuse Shakira — Daniel Reinhardt/picture-alliance/Cover Images

Shakira est-elle aussi bonne en musique qu’en optimisation fiscale ? La chanteuse colombienne se retrouve en tout cas une nouvelle fois au cœur de l’actualité financière avec l’enquête du Monde et de 16 autres médias sur les activités bancaires du Luxembourg.

Les journalistes ont enquêté « pendant plus d’un an » dans ce dossier nommé OpenLux, pour découvrir que le Grand-Duché héberge « 55.000 sociétés offshore gérant des actifs dont la valeur atteint au moins 6.500 milliards d’euros ». Depuis 2018, tous les Etats membres de l’Union Européenne doivent rendre public les propriétaires réels des sociétés sur leur territoire. C’est ainsi que Le Monde et ses collègues ont identifiés 64.458 bénéficiaires, dont l’interprète de Waka Waka.

Un bon historique

Elle n’est pas la seule star dont le nom ressort. Le château de Miraval et son vignoble, détenus par Brad Pitt et Angelina Jolie, sont également dans la liste. Le tennisman Jo-Wilfried Tsonga a également réuni certaines de ses affaires au Luxembourg. Côté personnalités françaises, Le Monde note que 37 des 50 familles les plus riches du pays sont présentes au Luxembourg. On y retrouve notamment Bernard Arnault,  Françoise Bettencourt-Meyers, ou encore les familles Pinault, Dassault et Hermès, et Marc Ladreit de Lacharrière, notamment connu du grand public pour son implication dans les mésaventures financières de Pénélope et François Fillon.

Pour Shakira également, ce n’est pas la première fois qu’elle est liée à ce genre de dossier. En 2017, lors de la publication des Paradise Papers, elle figurait déjà en bonne place aux côtés de Madonna, Nicole Kidman et Keith Urban, Justin Timberlake ou encore Harvey Weinstein et Bono du groupe U2. Si l’optimisation fiscale reste légale, l’évasion fiscale l’est un peu moins pour les autorités espagnoles, qui ont monté un dossier contre Shakira en 2020. La chanteuse avait déclaré ses impôts aux Bahamas entre 2012 et 2014, ce qui aurait été légal si elle y avait vécu comme elle l’affirmait. Sauf que d’après le fisc espagnol, la star a passé plus de 184 jours par année fiscale (le nombre légalement retenu pour être considéré comme résident) sur le territoire ibérique, comme le relayait El Pais à l’époque. Elle aurait donc dû s’acquitter de ses impôts en Espagne. Manque à gagner pour les impôts : 14,5 millions d’euros. A Nassau aux Bahamas, où Shakira possède une villa qui lui a permis d’obtenir une attestation de résidence, les revenus gagnés en dehors du territoire ne sont pas imposables.

Rappelons que les impôts servent à financer, entre autres, les services publics, dont les services de santé, éducatifs, tout autant que les forces de l’ordre.