Meghan Markle remporte une première bataille contre le « Mail on Sunday » dans son procès pour atteinte à la vie privée

JUSTICE La duchesse de Sussex n'est pas encore au bout de son combat contre les tabloïds britanniques

20 Minutes avec agences

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Meghan, duchesse de Sussex
Meghan, duchesse de Sussex — Dutch Press Photo/Cover Images

Une victoire contre les pratiques « illégales et déshumanisantes » des tabloïds. C’est en ces termes que Meghan Markle a évoqué la décision de justice de la Haute Cour de Londres. Comme le relaie le Guardian, le juge Mark Warby, en charge de l’affaire, a statué en faveur de la duchesse de Sussex, estimant que la publication par le Mail on Sunday et le site MailOnline (détenus par le groupe Associated Newspapers), en 2019, d’extraits d'une lettre privée qu’elle avait écrite et envoyée à son père Thomas Markle, avait porté atteinte à sa vie privée. Le mois dernier, les avocats de l’épouse du prince Harry avaient demandé à la justice un jugement sommaire​. Ils affirmaient qu’il n’y avait « aucune perspective réelle » pour que les responsables des publications sortent victorieux du procès.

Le juge était manifestement d’accord puisqu’il a déclaré : « Prises dans leur ensemble, ces révélations étaient manifestement excessives et donc illégales. Il n’y a aucune chance qu’un jugement différent soit rendu après un procès ». « La plaignante s’attendait raisonnablement à ce que le contenu de la lettre reste privé. Les articles ont porté atteinte à cette attente raisonnable », a-t-il ajouté.

Un combat loin d’être terminé

Si elle ressort gagnante de cette première bataille, Meghan Markle n’est pas au bout de son combat. Un autre procès l’attend, pour déterminer si elle a écrit le courrier adressé à son père seule ou non. S’il s’agit « d’une signification mineure dans le contexte global » selon le juge Warby, la justice devra malgré tout statuer sur cette partie de l’affaire. Les avocats de la défense prétendent en effet qu’elle a rédigé la lettre de cinq pages avec Jason Knauf, l’ancien directeur de la communication des Sussex. Elle ne serait donc pas seule détentrice des « droits d’auteur » du courrier.

« Je suis reconnaissante aux tribunaux d’avoir tenu Associated Newspapers et The Mail on Sunday pour responsables de leurs pratiques illégales et déshumanisantes. Pour ces médias, c’est un jeu, pour moi et pour tant d’autres, c’est la vraie vie, de vraies relations et une tristesse bien réelle. Les dégâts qu’ils ont causés et continuent de causer sont profonds », a déclaré Meghan Markle dans un communiqué.