L'ancien manager de Lorde renvoyé après qu'il a reconnu être coupable de harcèlement sexuel

HARCELEMENT Scott MacLachlan était visé par une enquête externe du label Warner

20 Minutes avec agences

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La chanteuse Lorde
La chanteuse Lorde — Christophe Gateau/picture-alliance/Cover Images

Scott MacLachlan, l’homme qui a aidé à lancer la carrière internationale de Lorde, ne fait plus partie de Warner Music. Le manager, présent aux côtés de la star néo-zélandaise à ses débuts, en 2008, cinq ans avant la sortie de son tube Royals, a reconnu s’être rendu coupable de harcèlement sexuel.

Engagé comme vice-président de Warner Australasia en 2018, Scott MacLachlan a fait l’objet, cinq mois plus tard, d’une enquête externe pour « harcèlement sexuel » et banni du bureau australien de la major selon le site de Nouvelle-Zélande Stuff.

« Il insinuait qu’il voulait aller plus loin que notre relation professionnelle »

La publication cite également le témoignage d’Amy Goldsmith, une employée de sa société, Saiko Management, qui l’accuse elle aussi : « Il insinuait qu’il voulait aller plus loin que notre relation professionnelle. Il faisait des commentaires sur mon corps. Il me demandait si je voulais l’embrasser. La plupart du temps, je lui disais de se taire. »

Interrogé par Stuff, Scott MacLachlan n’a pas caché tout ce qu’il avait à se reprocher, assurant qu’il « regrettait la pression intense et la responsabilité » qu’il avait fait porter à « cette employée », sans la citer. « J’étais dans une période très sombre. Je considérais cette employée comme une confidente et je m’adressais à elle pour qu’elle m’aide. Evidemment, je réalise qu’elle n’était pas la personne appropriée pour demander de l’aide », a reconnu le manager, ajoutant qu’il vivait chaque jour avec la culpabilité de ce qu’il avait fait subir à ses subordonnés et à sa famille.