Le groupe Village People
Le groupe Village People — Chris DELMAS / VISUAL Press Agency

MUSIQUE

Les Village People répondent à Donald Trump qui a fini sa présidence au son de « Y.M.C.A. »

Le groupe a depuis longtemps demandé à l’ancien président des Etats-Unis de ne pas utiliser leur musique, en vain

Comme beaucoup de stars, les Village People sont soulagés du départ de Donald Trump de la présidence des Etats-Unis. Pour le groupe, à l’origine de plusieurs hymnes LGBTQ +, cela signifie aussi que l’ancien présentateur de The Apprentice ne devrait plus utiliser leur musique. Donald Trump a en effet choisi, une fois de plus, un titre de la formation née à Greenwich Village dans les années 1970 pour clôturer son  mandat : Y.M.C.A., coécrit par Victor Willis, le policier.

« Nous lui avons demandé depuis longtemps de ne pas utiliser nos musiques. Mais comme c’est une brute, nos requêtes ont été ignorées. Heureusement, maintenant qu’il n’est plus en fonction, son usage abusif de nos chansons devrait s’arrêter », a fait savoir le groupe à TMZ.

Outre des courriers officiels, les Village People avaient également chanté Y.M.C.A. dans le Saturday Night Live, transformant les paroles pour s’adresser directement à celui qui était alors en campagne l’année dernière.

Une idée

Les Village People ne sont pas les seuls artistes à avoir interdit à Donald Trump de se servir de leurs chansons dans ses meetings politiques, en vain. Mais le groupe a lancé une idée. « Nous espérons un changement dans la loi sur le copyright pour donner plus de contrôle aux artistes et aux éditeurs sur qui peut et ne peut pas se servir de leur musique dans un espace public. Pour l’instant, il n’y a aucune limite », ont ajouté les Village People.

Si la loi ne change pas, les artistes peuvent pour l’instant compter sur le public. Ainsi, lors de la défaite de Donald Trump à la présidentielle face à Joe Biden en novembre, c’est bel et bien Y.M.C.A. qui a résonné dans les rues de Philadelphie et ailleurs. Et la foule, sortie manifester sa joie, a dansé sur ce titre, comme un pied de nez à celui qui est, depuis, redevenu simple citoyen.