Brexit : Les artistes britanniques sont inquiets pour leurs tournées européennes

POINT MORT Le Royaume-Uni et l’Europe n’ont pas trouvé d’accord sur la libre circulation des artistes

20 Minutes avec agences

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Le premier ministre britannique Boris Johnson
Le premier ministre britannique Boris Johnson — Amer Ghazzal/Cover Images

Si vous êtes fans de musique et de culture britannique, vous risquez bien d’être aussi furieux que vos idoles. Il va en effet être très compliqué pour les artistes britanniques de venir se produire en Europe, et le Covid-19 n’est pas en cause. Le Brexit a mis fin à la libre circulation des personnes entre la Grande Bretagne et l’Europe, ce qui veut dire qu’il faudra dorénavant un visa de travail pour se produire sur le continent.

Malgré une pétition signée par plus de 250.000 personnes, le gouvernement de Boris Johnson a semblé plus prompt à négocier un accord sur la pêche (qui emploie 24.000 personnes et génère 1,4 milliard de livre sterling selon la BBC) qu’à s’intéresser au sort de la Culture (qui pèse 5,8 milliards de livre sterling et plus de 190.000 emplois, d’après la Musicians Union). Si l’absence d’accord n’aura qu’un impact mineur sur les groupes et artistes les plus mainstream, les plus petites formations ne pourront pas s’offrir le luxe de partir en tournée en dehors de leurs frontières, comme le note Andy Bell, membre fondateur de Ride et ancien du groupe Oasis, sur Twitter.

Public puni

Du côté des dirigeants, on se rejette la responsabilité. Le gouvernement de Boris Johnson a dans un premier temps affirmé que l’Europe avait refusé leur proposition pour la circulation des artistes. L’Europe a ensuite annoncé à la BBC que le Royaume-Uni avait « refusé d’inclure un chapitre sur la mobilité dans l’accord » sur le Brexit. Le cœur du problème serait le refus de réciprocité de la part du Premier ministre britannique, comme l’a annoncé The Independent, c’est-à-dire que les artistes européens puissent aussi bénéficier d’une exemption de visa pour se produire au Royaume-Uni.

Résultat, le public et les artistes vont devoir attendre non seulement que la pandémie de Covid-19 se calme pour se retrouver, mais aussi que le Royaume-Uni et l’Europe se mettent d’accord. Pas gagné.