Coronavirus au Royaume-Uni : La reine Elisabeth II et le prince Philippe vaccinés

ROYAUTE Le couple royal a rejoint le million et demi de personnes ayant déjà reçu leur première injection dans leur pays

20 Minutes avec AFP

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Elizabeth II et le prince Philippe lors d'un match de polo en 2018
Elizabeth II et le prince Philippe lors d'un match de polo en 2018 — DAVID HARTLEY/Shutterst/SIPA

Il s’agit peut-être du meilleur moyen de convaincre les Britanniques de se faire vacciner. La reine Elisabeth II et son époux le prince Philippe ont reçu samedi leur première injection de vaccin contre le coronavirus, a annoncé Buckingham Palace. La monarque, âgée de 94 ans, et son époux, 99 ans, « ont reçu aujourd’hui leur vaccin contre le Covid-19 », a déclaré un porte-parole. Le couple royal a ainsi rejoint le million et demi de personnes ayant déjà reçu leur première injection au Royaume-Uni.

Une deuxième source a indiqué à l’agence de presse britannique PA que la reine et son mari avaient été vaccinés par le médecin de la famille royale au château de Windsor, où ils passent la période de confinement. Habituellement assez discrète sur son état de santé, « la Reine a décidé de rendre publiques ces informations afin d’éviter des inexactitudes et d’éventuelles rumeurs », a ajouté PA.

Un record de mortalité due au coronavirus au Royaume-Uni

Pays d’Europe le plus endeuillé par la pandémie avec près de 80.000 morts – dont 1.325 annoncées vendredi, un record –, le Royaume-Uni fait actuellement face une flambée des contaminations par le coronavirus attribuée à un variant plus contagieux. Confiné pour la troisième fois, le pays s’est engagé dans une « course contre la montre », face à des hôpitaux au bord de la saturation, pour vacciner d’ici à mi-février les plus de 70 ans, les soignants et les personnes vulnérables, soit environ 15 millions de personnes appartenant à une catégorie de la population où interviennent 88 % des décès dus au Covid-19.

La campagne de vaccination a été entamée début décembre à l’aide des vaccins actuellement mis à disposition, le BioNTech/Pfizer et celui conçu par AstraZeneca et l'université d'Oxford. Le régulateur sanitaire britannique a donné son feu vert vendredi à un troisième vaccin, celui du laboratoire américain Moderna, mais celui-ci ne commencera à être utilisé qu’au printemps.