VIDEO. Le père de Britney Spears s’en prend à son avocat

MUSIQUE Maître Ingham affirme qu’il est « la voix exclusive » de la chanteuse

20 Minutes avec agences

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La chanteuse Britney Spears
La chanteuse Britney Spears — TPG / ZUMA / VISUAL Press Agency

Jamie Spears a décidé d’aller au clash avec l’avocat de sa fille. Sam Ingham, qui représente Britney Spears, affirme que la chanteuse, à cause des termes de sa tutelle, ne peut s’exprimer elle-même. Son père, qui est également son tuteur, réfute et insiste pour que l’interprète de Toxic vienne parler elle-même à l’audience, comme le relaye TMZ.

Jamie Spears veut en effet que sa fille dise elle-même ce qu’elle veut et, surtout, ne veut pas pour sa carrière. Britney Spears a fait savoir par le biais de son avocat qu’elle ne souhaitait plus se produire sur scène. Cela n’a pas l’air d’arranger du tout Jamie Spears. Et pour cause, il y a gros en jeu.

Entre gros sous et coma

Comme le relayait Forbes en 2017, la série de concerts de la star à Las Vegas, Piece of Me, avait déjà rapporté 100 millions de dollars à mi-parcours. 

Récemment, Sam Ingham avait expliqué que Britney Spears n’avait pas la capacité mentale de s’exprimer elle-même sur ses envies professionnelles. Il l’avait même comparée à une personne dans le « coma » et qu’il parlait donc pour elle. Le père de la chanteuse contre-attaque en expliquant que sa fille a déjà témoigné sous serment. Il va même jusqu’à utiliser les prochaines élections américaines pour servir sa cause : Britney Spears vote.

Dans ses demandes à la cour, Britney Spears s’était « catégoriquement opposée » à ce que son père continue d’être son tuteur. Ses volontés allaient dans le sens d’un assouplissement de la tutelle, mais la cour ne l’a pas écoutée. Aujourd’hui, la latitude de choix qu’a la star est fort restreinte. Elle doit soumettre toutes ses envies de dépenses à ses tuteurs qui valident, ou non – et tout est listé, jusqu’à ses achats au supermarché. Concernant sa carrière, ses choix sont également pris par ses tuteurs, c’est-à-dire en majorité son père, ce qui déplaît de plus en plus auprès du public. Le mouvement #FreeBritney a en effet pris de l’ampleur au point que même l’organisation des droits civiques américaines, ACLU, s’en est mêlée.

« Les personnes avec un handicap (comme une maladie mentale) ont le droit de choisir elles-mêmes la direction que prend leur vie et garder leurs droits civiques. Si Britney Spears veut récupérer ses libertés civiques et sortir de sa tutelle, nous sommes là pour l’aider », avait posté la puissante association sur Twitter, en légende d’un article de l’Associated Press évoquant la reconduite de la tutelle cet été.