Jennifer Lawrence était « une petite républicaine » avant Donald Trump

POLITIQUE L’actrice soutient aujourd’hui le candidat démocrate Joe Biden à l’élection présidentielle américaine

20 Minutes avec agences

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L'actrice Jennifer Lawrence
L'actrice Jennifer Lawrence — PictureLux / Starface

Qui l’eût cru ? Jennifer Lawrence penchait plutôt à droite de l’échiquier politique américain jusqu’à il y a peu. L’actrice de Hunger Games vient en effet de dévoiler, en apportant son soutien à Joe Biden, qu’elle n’a pas toujours été démocrate, loin de là. « J’ai grandi en tant que républicaine. Lorsque j’ai voté pour la première fois, c’était pour John McCain. J’étais une petite républicaine », a-t-elle déclaré dans le podcast Absolutely Not.

Ce qui lui plaisait dans l’approche politique des républicains : en grande partie leur point de vue sur la fiscalité. La star confie avoir « vu les bénéfices fiscaux de certaines lois des républicains ». Pourquoi, alors, soutenir aujourd’hui Joe Biden, qui souhaite augmenter les impôts des plus riches ? La réponse tient en une personne :  Donald Trump.

Non au racisme

« C’est un président mis en accusation, qui a violé plusieurs lois et a refusé de condamner la suprématie blanche, et pour moi, il existe une ligne à ne pas franchir (…) Je ne veux pas soutenir un président qui soutient les suprémacistes blancs », a-t-elle ajouté. Jennifer Lawrence fait là référence aux récentes sorties de Donald Trump, qui a notamment fait un clin d’œil appuyé au groupe néo fasciste Proud Boys lors du premier débat face à Joe Biden, ou bien a refusé de prendre ses distances avec la mouvance complotiste à tendance antisémite QAnon considérée comme un risque de « menace terroriste intérieure » par le FBI.

Pour conclure, la star oscarisée a comparé la présidence de Donald Trump et celle de Barack Obama, au cours de laquelle les Américains pouvaient passer « des jours, voire des semaines, sans penser au président, tout simplement parce que tout allait en général bien ». Il faut dire que l’actuel locataire de la Maison-Blanche passe beaucoup plus de temps que son prédécesseur sur Twitter et qu’il y diffuse essentiellement des posts agressifs ou des fake news, ce qui fait beaucoup plus débat et pose plus de problèmes.