Des Rolling Stones à Lorde, les artistes demandent aux politiques d'arrêter d'utiliser leurs chansons sans permission

MUSIQUE Après plusieurs plaintes de stars de premier plan, qui n’ont trouvé que peu d’écho, les musiciens passent à l’offensive

20 Minutes avec agences

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Le leader des Rolling Stones, Mick Jagger
Le leader des Rolling Stones, Mick Jagger — San Francisco Chronicle / Polaris/Starface

Un groupe d’artistes s’est réuni pour demander collectivement à tous les hommes et femmes politiques d’arrêter d’utiliser leur musique sans autorisation. Sous la bannière de The Artists Rights Alliance, des poids lourds de l’industrie musicale ont fait part de leurs griefs. On retrouve notamment les Rolling Stones, Sia, Lorde, Sheryl Crow, Aerosmith, Alanis Morissette, Fall Out Boy ou encore Lionel Richie.

« Il est important d’établir des mesures claires pour que les campagnes politiques demandent l’autorisation des artistes et compositeurs avant d’utiliser leur musique dans un contexte politique », peut-on lire dans leur lettre ouverte, partagée par ET Online.

Controverses inutiles

Les artistes précisent qu’il ne s’agit pas d’un sujet partisan et ils se défendent de cibler un candidat en particulier (même si Donald Trump a fait, ces derniers mois et années, l’objet de plusieurs plaintes d’artistes tels que Neil Young, Rihanna, Aerosmith, Queen, les Village People, ou même les héritiers de Prince), et qu’il s’agit avant tout « de ne pas compromettre les valeurs personnelles d’un artiste en décevant et en aliénant des fans, quand le coût moral et économique est si important ».

« Les controverses inutiles créées lorsqu’une musique est utilisée sans permission attirent inévitablement les artistes même les plus apolitiques à sortir de leur réserve et les force à expliquer en quoi ils sont en désaccord avec les candidats qui utilisent leur musique », vont-ils même jusqu’à déclarer, une menace à peine masquée.

La lettre ouverte s’achève en demandant une réponse pour régler ce problème avant le 10 août prochain.