K-pop: L'ex petit-ami de Goo Hara condamné pour le chantage qui l'aurait poussée au suicide

JUSTICE Le chantage avec des vidéos à caractère sexuel aurait contribué au suicide de la chanteuse

20 Minutes avec AFP

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Goo Hara a mis fin à ses jours en 2019.
Goo Hara a mis fin à ses jours en 2019. — Wong Maye-E/AP/SIPA

L’ex petit-ami de Goo Hara, star de la K-pop  décédée en 2019, a été condamné ce jeudi à un an d’emprisonnement par une Cour d’appel de Séoul pour l’avoir fait chanter avec des vidéos à caractère sexuel, contribuant à son suicide.

Son ancien compagnon, Choi Jong-bum, avait fait appel après avoir écopé l’année dernière d’une peine de prison avec sursis pour de multiples délits, dont chantage et coups et blessures.

« Un traumatisme irréversible »

Le Tribunal du district central de Séoul a estimé que le chantage avait « gravement nui » à la réputation de la chanteuse, lui laissant « un traumatisme irréversible ». Son petit ami, un coiffeur, « était bien conscient que l’ampleur des dommages serait très grave si les vidéos sexuelles étaient divulguées, étant donné que la victime était une célébrité », a déclaré le tribunal dans un communiqué.

Mais la Cour a conclu qu’il n’y avait « pas suffisamment de preuves » que Goo Hara n’avait pas consenti à être filmée.

Le drame du « revenge porn »

En Corée du Sud, société largement conservatrice, les femmes qui apparaissent dans ces vidéos – bien qu’elles en soient les victimes – risquent d’être ostracisées et isolées socialement, aggravant la honte ressentie.

Goo Hara, cible de commentaires offensants sur les réseaux sociaux, avait été retrouvée morte en novembre 2019 à son domicile. En 2018, la chanteuse – membre du groupe Kara – avait expliqué à des médias locaux que son ex l’avait menacée « de mettre fin à sa carrière dans le divertissement » en divulguant leurs vidéos intimes.

Après les suicides successifs de Goo Hara et Sulli, autre chanteuse de K-pop morte un mois plus tôt, le sujet du « revenge porn » – la mise en ligne par un partenaire éconduit de scènes sexuelles – a une fois de plus secoué la Corée du Sud. Cette pratique a incité des dizaines milliers de femmes à manifester dans les rues de Séoul ces dernières années.