Le procès intenté par Johnny Depp au « Sun » s’annonce moins bien que prévu

PROCES L’acteur n’a pas transmis les « textos de drogue en Australie » au tabloïd comme l’avait ordonné le juge en charge de l’affaire

20 Minutes avec agences

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L'acteur Johnny Depp
L'acteur Johnny Depp — Cover Images

Si le procès intenté par Johnny Depp contre le tabloïd britannique The Sun suit son cours, celui-ci a pris une tournure inattendue à l’encontre de l’acteur. La star de Pirates des Caraïbes poursuit la publication et le journaliste Dan Wootton en diffamation pour l’avoir qualifié, dans un article sur son divorce d’Amber Heard, de « frappeur de femme ».

Parmi les pièces réclamées par la justice aux différentes parties se trouvaient des SMS envoyés par Johnny Depp à son assistant, Nathan Holmes, datant de 2015, peu avant l’altercation entre l’acteur et son épouse de l’époque, que l’actrice d’Aquaman avait qualifiée de « trois jours d’agressions physiques ».

Le contenu de ces SMS intéresse la justice car Johnny Depp y aurait demandé à son assistant de lui trouver de la drogue, comme le rappelle The Guardian. Selon l’avocat du tabloïd, Adam Wolanski QC, les messages « démontrent qu’il ne dit pas la vérité sur ces événements en Australie » et que Johnny Depp tente de manipuler la cour. Il demande l’abandon des charges, estimant ne pas pouvoir, en l’état, bénéficier d’un procès équitable.

En délicatesse

Pour l’avocat de l’acteur de Sweeney Todd, David Sherborne, c’est un oubli. « Il ne s’agissait pas d’une violation délibérée d’un ordre de justice. Punir [Johnny Depp] en prenant la décision drastique de classer [l’affaire] serait grandement disproportionné », a-t-il déclaré, ajoutant que la partie adverse tente « d’attiser la publicité autour [de ces SMS] pour nuire au plaignant en le montrant sous le pire jour possible ».

Le juge Nicol a tranché : Johnny Depp a bien violé un ordre de la cour. En revanche, le procès continue.