Brigitte Bardot veut sauver Maurice le sanglier

PEOPLE L’animal avait été recueilli bébé et blessé il y a six ans, il fait maintenant plus de 100 kilos

20 Minutes avec AFP

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Brigitte Bardot lors d'une conférence de presse à Paris, en 2006.
Brigitte Bardot lors d'une conférence de presse à Paris, en 2006. — Remy de la Mauviniere/AP/SIPA

Brigitte Bardot a demandé lundi au préfet de Corrèze de revenir sur sa décision de ne pas autoriser une Corrézienne à détenir un sanglier domestiqué, qui pourrait être euthanasié sur décision de justice. Le sort judiciaire de cet animal nommé Maurice aurait pu être connu le 20 mai mais la composition pénale, disposition permettant d’éviter un procès, prévue au tribunal judiciaire de Tulle avait été reportée à cause du confinement et l'animal est toujours dans son enclos chez sa maîtresse, dans la commune du Jardin, en Corrèze.

Une bête d’une centaine de kilos

Selon la presse locale et la Fondation Brigitte Bardot, Sylvia Bachellerie avait recueilli l’animal en 2014, alors âgé de quelques jours et blessé, devant chez elle. Elle l’avait soigné puis avait tenté de le rendre à la nature mais le marcassin n’a plus jamais voulu repartir. Six ans plus tard, il est devenu une bête d’une centaine de kilos. Après une dénonciation anonyme en 2019, Mme Bachellerie a demandé à la préfecture de Corrèze une autorisation de détention d’un animal sauvage, qui lui a été refusée en raison de l’origine illégale du sanglier, selon la Fondation. Et la justice pourrait maintenant ordonner que Maurice soit euthanasié.

Une pétition à plus de 100.000 signatures

C’est « pour la survie de cet animal » que Brigitte Bardot, présidente éponyme de la Fondation, a demandé au préfet d’examiner à nouveau la demande de détention déposée par la propriétaire de Maurice. « Ma Fondation n’a pas pour objectif de cautionner la détention d’animaux sauvages par des particuliers, au contraire. Ici pourtant, il est trop tard pour réhabiliter cet animal dans la nature et nous nous devons d’intervenir pour que soit trouvée une solution humaine et satisfaisante pour tout le monde, écrit Mme Bardot dans une lettre ouverte. Alors que les ministères de l’Ecologie et de l’Agriculture ont prévu des dérogations concernant la possibilité de détenir un seul sanglier, pourquoi refuser d’en accorder une et condamner cet animal à mort ? »

La propriétaire a lancé une pétition en ligne, « Sauvez Maurice » qui a recueilli quelque 112.000 signatures à ce jour ainsi qu’une cagnotte afin de contribuer aux frais de justice.