Johnny Depp accuse les tabloïds britanniques de l’avoir mis sur écoute et porte plainte

PROCES L’acteur a engagé l’avocat de Lady Diana pour porter l’affaire devant les tribunaux du Royaume-Uni

20 Minutes avec agences

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L'acteur Johnny Depp
L'acteur Johnny Depp — Zuma / Starface

Johnny Depp est convaincu que son téléphone a été piraté par le groupe de presse britannique News Group Newspapers. Dans des documentés légaux, obtenus par The Blast, la star de Pirates des Caraïbes laisse entendre que des journalistes du groupe, qui possède notamment The Sun avec qui il est par ailleurs déjà en procès, auraient eu accès à ses messages audio, et les accuse d’avoir utilisé ces informations pendant près de 14 ans, entre 1996 et 2010. « Notre enquête prouve clairement des intrusions illégales répétées et prolongées dans sa vie privée », indiquent les documents.

Les journaux du groupe de presse auraient été au courant, avant tout le monde, des deux grossesses de Vanessa Paradis, la compagne de la star à l’époque, ainsi que de la maladie de sa fille, Lily-Rose, lorsqu’elle n’avait que 7 ans. « Ils étaient au courant qu’elle était dans un état très sérieux, ils connaissaient le nom de l’hôpital, la nature de sa maladie. Ils connaissaient également les mesures prises par notre client pour protéger la vie privée de sa famille (…) C’est une question de principe pour M. Depp, pas d’argent », ajoute la plainte.

Jusqu’au bout

Pour prouver qu’il est très sérieux dans son désir de s’en prendre aux tabloïds britanniques, Johnny Depp a engagé un expert des affaires relatives à la vie privée et la confidentialité : un avocat du nom de David Sherborne, qui a travaillé, notamment, pour la princesse Diana, Elton John, Hugh Grant ou encore Jude Law.

« Le Sun a déjà payé des dizaines de millions de dollars pour régler à l’amiable des affaires de piratage de téléphones, pour une bonne raison : parce qu’ils l’ont fait », a déclaré Adam Waldman, conseil de Johnny Depp, à The Blast, qui précise que NGN n’a pour le moment pas souhaité réagir à l’affaire.