VIDEO. Christopher Nolan appelle le gouvernement américain à aider les salles de cinéma

DIVERTISSEMENT Alors que la pandémie menace de nombreux établissements, le réalisateur est inquiet pour l'avenir de l'industrie cinématographique dans son ensemble

20 Minutes avec agences

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Le réalisateur Christopher Nolan
Le réalisateur Christopher Nolan — Loic Thebaud / Panoramic / Starface

Christopher Nolan tire la sonnette d’alarme. Le réalisateur de Dark Knight et Dunkerque a signé une tribune dans le Washington Post, où il appelle le gouvernement américain à mettre au point un plan d’urgence pour venir en aide aux salles de cinéma, très affectées par la crise du coronavirus.

« Quand les gens pensent au cinéma, ils imaginent tout de suite les stars, les studios, le glamour. Mais l’industrie du cinéma inclut tout le monde : les gens qui travaillent dans les salles, qui font fonctionner tout l’équipement, qui prennent les tickets, vous aident à réserver les films, vendent de la publicité ou nettoient les toilettes dans votre cinéma de quartier », rappelle-t-il.

Et d’ajouter : « Les salles de cinéma sont un élément essentiel de notre vie sociale, qui donnent du travail à de nombreuses personnes et du divertissement pour tout le monde. En tant que réalisateur, mon travail ne pourrait jamais être complet sans ces travailleurs et toutes les personnes qu’ils accueillent », écrit le cinéaste.

Être ensemble

D’où la nécessité, selon Christophe Nolan, de mettre en place en urgence un plan de sauvetage d’une industrie qui génère environ 35 millions de dollars chaque année aux Etats-Unis. « Quand cette crise sera terminée, notre besoin de vivre, d’aimer, de rire et de pleurer ensemble sera plus puissant que jamais (…) Vous pensiez peut-être que nous allions au cinéma pour le son surround, pour les bonbons, le pop-corn ou les stars, mais ce n’est pas ça. Nous y allons pour être ensemble », a-t-il conclu.

D’autant que la crise risque de s’étendre au-delà de la fermeture des salles de cinéma. Certains des blockbusters les plus attendus de l’année, dont la sortie était vitale pour certaines salles, tels que Black Widow ou le dernier James Bond, Mourir peut attendre, ont vu leurs sorties repoussées, parfois d’un an.