VIDEO. Victoria’s Secret se retrouve au cœur d’un nouveau scandale de harcèlement

HARCELEMENT Plusieurs anciens « Anges », dont Christy Turlington, font partie des signataires d’une lettre à charge

20 Minutes avec agences

— 

Le défilé Victoria's Secret en 2018 à New York
Le défilé Victoria's Secret en 2018 à New York — Zuma / Starface

Nouveau scandale pour Victoria’s Secret. Le New York Times a publié une enquête intitulée « Angel’s in Hell : The Culture of Misogyny Inside Victoria’s Secret », dans laquelle d’ex-employés et employées racontent l’ambiance misogyne et le harcèlement dont ils et elles ont été victimes ou témoins.

Les principaux mis en cause sont Ed Razek, l’un des plus hauts responsables de L Brand, la maison mère, et Leslie Wexner, son fondateur et PDG. Le premier est accusé d’attouchements répétés sur les mannequins et de harcèlement, le second d’avoir dénigré à maintes reprises les femmes. Leslie Wexner est par ailleurs en difficulté depuis que ses liens avec Jeffrey Epstein, le financier accusé de trafic de mineures, ont été révélés.

Si une trentaine d’anciens employés et mannequins ont adressé une lettre à John Mehas, le PDG de Victoria’s Secret, demandant un changement au sein de la marque de lingerie au moment de la publication de l’article, ils sont aujourd’hui une centaine. Parmi ces nouveaux signataires, on retrouve des « Anges » parmi les plus connus : Christy Turlington Burns, Amber Valletta, ou encore Iskra Lawrence, comme l’a noté Page Six.

Bella Hadid se retrouve aussi citée. Trois personnes affirment dans l’enquête que lors d’un essayage, Ed Razek est resté « pour regarder » en « s’allongeant sur le canapé » et a demandé si la chaîne qui diffusait leurs shows laisserait la sœur de Gigi « défiler avec ces nichons parfaits ».

Le changement

Loin de se contenter de dénoncer les activités des deux hommes les plus puissants de l’entreprise, la lettre demande à Victoria’s Secret de rejoindre le programme RESPECT. « Avec ce programme, les entreprises signataires prennent l’engagement que leurs employés, agents, vendeurs, photographes et autres associés suivent un code de conduite pour protéger la sécurité de tous au travail. Les mannequins ont accès à un système de dépôt de plainte confidentiel et indépendant, avec une résolution des problèmes juste et rapide et des conséquences appropriées pour les coupables d’abus. De plus, RESPECT offre une formation pour s’assurer que chacun comprend ses droits et ses devoirs », peut-on lire dans la lettre ouverte.

L Brand a répondu dans un communiqué transmis à People qu’elle « partage totalement le but commun de Model Alliance pour s’assurer de la sécurité et du bien-être des mannequins » et précise avoir sa propre charte via Photo Shoot Procedures « qui reflète les éléments du programme RESPECT et au-delà ». Pas sûr que ça suffise.