VIDEO. Décès de Kirk Douglas : Cinq choses que vous ne saviez (peut-être) pas sur la légende d’Hollywood

CINEMA La star s'est éteinte mercredi à l'âge de 103 ans

V. J.

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Kirk Douglas
Kirk Douglas — PATRICK GELY/SIPA

103 ans. Il faut l’écrire encore une fois pour le croire. Kirk Douglas est donc décédé à l’âge de 103 ans ce mercredi, et restera dans l’histoire du cinéma comme un monstre sacré de Hollywood (mais pas le dernier, il reste  Olivia de Havilland), avec une centaine de films et des rôles iconiques comme Le Champion, Vincent Van Gogh et bien sûr Spartacus.

Alors que les hommages se multiplient à travers le monde et les programmations spéciales ne devraient tarder à la télévision, replongez dans un siècle de vie et de carrière avec cinq choses que vous ne saviez (peut-être) sur Kirk Douglas. Ce n’est d’ailleurs même pas son vrai nom.

Il ne s’appelait pas vraiment Kirk Douglas

Né le 9 décembre 1916 à Amsterdam, dans l’Etat de New York, Kirk Douglas est le fils d’immigrants juifs ayant fui la Russie, et son vrai nom est Issur Danielovitch. Mais l’oncle paternel qui les a précédés aux Etats-Unis utilise le nom Demsky. Toute la famille l’adopte, en plus d’adapter leurs prénoms respectifs : ses parents Herschel et Bryna deviennent Harry et Betha, et le petit Issy prend le surnom Izzy. Izzy Demsky donc. C’est lorsqu’il débarque à New York pour faire carrière d’acteur qu’il prend Kirk Douglas comme nom de scène, avant de l’adopter officiellement et légalement juste avant de s’enrôler dans la marine en 1941.

Il parlait un français impeccable

Au lendemain de sa mort, la télévision ressort de ses archives les nombreuses interventions et interviews que la star a pu donner en France, et en fait en français. Un français quasi parfait. L’acteur n’a jamais caché son amour de la France, il y a tourné le classique Paris brûle-t-il ?, reçu un César d’honneur et la Légion, et surtout rencontré sa deuxième femme, la productrice belge Anne Buydens, alors qu’il tournait un film (Histoire de trois amours, Un acte d’amour ou La vie passionnée de Vincent Van Gogh selon les sources) et qu’elle était publiciste. Ceci explique sûrement cela.

Il a failli se perdre dans un rôle

Si Kirk Douglas a toujours regretté de ne pas avoir pu adapter et interpréter Vol au-dessus d’un nid de coucou au cinéma, après l’avoir joué sur scène, il y a un rôle qui a failli lui faire perdre la tête, et l’oreille, lui qui réussissait toujours à garder la distance avec ses personnages, à rester l’homme qu’il est au fond. « Je ne suis pas Spartacus, je ne suis pas un Viking, je suis moi-même, si je commence à oublier, j’ai besoin de l’écrire dans un livre », expliquait-il sur le plateau d’Apostrophe pour la sortie de ses mémoires, Le fils du chiffonnier. Reste une exception : Vincent Van Gogh. Kirk Douglas ne sortait pas du personnage entre les prises, et qualifiera l’expérience d’effrayante, proche de la folie, allant jusqu’à se toucher l’oreille pour vérifier qu’elle était toujours là.

Il n’a jamais gagné d’Oscar

Si son interprétation de Van Gogh lui a valu le Golden Globe du meilleur acteur en 1957, il rate l’Oscar malgré une nomination et un Oscar de meilleur acteur dans un second rôle pour Anthony Quinn en Paul Gauguin. Il s’agissait de sa troisième et dernière nomination à la plus haute des distinctions, après Le Champion en 1950 et Les Ensorcelés en 1953. Et voilà. Kirk Douglas devra attendre 1996 pour se voir honoré par l’Académie avec un Oscar d’honneur pour « pour 50 ans de force créative et morale dans la communauté cinématographique ».

Il devait son premier rôle cinéma à Lauren Bacall

Alors qu’il fréquente l’American Academy of Dramatic Arts de New York, Kirk Douglas sympathise avec une élève plus jeune, Betty Joan Perske. Elle a un faible pour lui, mais il lui préfère sa camarade de classe et future première femme, Diana Dill. Toujours est-il que Kirk et Betty restent amis, et après la guerre, elle intervient auprès du producteur Hall B. Wallis et lui obtient un petit rôle dans L’emprise du crime en 1946. Il s’agit de sa première apparition au cinéma. Quel rapport avec Lauren Bacall ? A l’instar de Kirk Douglas, Lauren Bacall est un nom de scène, d’une certaine Betty Joan Perske.