Dix mois de prison ferme requis contre le père de Laeticia Hallyday, jugé pour violences

JUSTICE André Boudou était absent de l'audience qui s'est tenue jeudi au tribunal de Saint-Martin

20 Minutes avec AFP

— 

André Boudou, le 8 décembre 2017, lors de la cérémonie d'hommage à Johnny Hallyday.
André Boudou, le 8 décembre 2017, lors de la cérémonie d'hommage à Johnny Hallyday. — BERTRAND GUAY / AFP

Dix mois de prison ferme et 3.000 euros d’amende. C’est la peine requise jeudi au tribunal correctionnel de Saint-Martin contre André Boudou, le père de Laeticia Hallyday, qui est jugé pour des faits de violences remontant au 20 mars. Le verdict a été mis en délibéré au 15 octobre.

André Boudou, 67 ans, était absent de l’audience. Il lui était reproché d’avoir agressé un pêcheur qui faisait le plein de carburant de son embarcation au quai de la station essence de Sandy Ground (à l’ouest de Saint-Martin), et qui lui demandait de réduire la vitesse de son bateau dans le lagon.

« Je lui ai mis une gifle avant qu’il s’en prenne à moi »

Des images de vidéo surveillance diffusées lors de l’audience, montre un homme dans la petite annexe de son bateau, amarrée au ponton de la station essence. Un bateau bien plus gros, avec à son bord deux hommes, vient ensuite se placer aux côtés de la petite annexe qui est, dans la manœuvre, remuée par les vagues produites. L’un des deux navigateurs s’avance alors vers l’homme et lui assène plusieurs coups.

« C’est une agression pure et simple, rien ne justifie des coups violents », a estimé le procureur.

Lors de son audition par les gendarmes, André Boudou avait déclaré : « Je lui ai mis une gifle avant qu’il s’en prenne à moi ».

« Il est très mauvais de s’appeler André Boudou dans ce tribunal »

Pour l’avocat de la partie civile, Davy Barreiro, « André Boudou a un comportement déviant, son acte est regrettable et condamnable. C’est une avalanche de coups que prend mon client », qui, outre une coupure à l’arcade sourcilière, une blessure à la lèvre, des hématomes, a perdu deux dents.

Pour la défense, la victime profite de cette affaire pour ses frais dentaires : « il n’a pas une dentition optimale. Il n’y a pas de certitude qu’il ait perdu ses dents à ce moment-là », a déclaré Marion Tillard, l’avocate d’André Boudou. « Il a voulu profiter de la notoriété de mon client, a-t-elle ajouté. Il est très mauvais de s’appeler André Boudou dans ce tribunal et d’être le beau-père de Johnny Hallyday. »